La mondialisation n'est pas coupable

par

Le progrès technique et son assimilation

Krugman, dans cet essai, rejette l'essentiel des accusations faites par ses contemporains, et va exposer ses idées, ses solutions et ce qu'il estime comme étant responsable des maux des sociétés occidentales. Selon lui, ce changement du système d'échanges des marchandises et des services dans le monde, ce qui a modifié profondément les sociétés contemporaines, ce n'est nullement dû à la mondialisation à proprement parler mais plutôt aux progrès techniques du XXème siècle qui n'ont pas été bien gérés ni bien assimilés. Il pointe également du doigt la hausse de la productivité et donc de la production (définition : capacité de produire, rapport entre la quantité produite et les moyens utilisés pour cette production) de certaines économies occidentales, qui a entrainé que le même temps de travail et la même main d'œuvre pouvait, toute chose égale par ailleurs, produire plus et mieux qu'auparavant, et donc pour un coût moindre. Cette hausse de production, n'a pas toujours été bien assimilée par une hausse de la consommation dans des sociétés où le marché n'est plus en pleine expansion et dont la croissance stagne, du fait qu'il n'est plus qu'un marché de remplacement : '' En 1970, les personnes résidant aux États-Unis affectaient 46% de leurs dépenses dans l’achat de biens (manufacturés, agricoles ou miniers), le reste (54%) étant dépensé en services ou en bâtiment et travaux publics. En 1991, ces chiffres étaient respectivement de 40,7% et 59,3%, les gens dépensant plus en services de santé, en voyages, en loisirs, en honoraires d’avocats, en restauration rapide etc. ''

Il va aussi souligner une autre chose, la hausse de la compétitivité ( définition : '' En macroéconomie, la compétitivité de l'économie d'un pays ou d'un continent est la capacité de son outil de production à satisfaire les demandes intérieures et extérieures (exportation) en contribuant à l'amélioration du niveau de vie de ses habitants. Elle peut être mesurée par la part de marché (exportations ramenées au total mondial '') des économies émergentes, par une hausse rapide du niveau d'éducation, notamment en Asie, et de l'amélioration technique de la production, leur permettant de se placer sur un marché des technologies de pointe, jusque-là réservé aux entreprises des pays occidentaux, ce qui entraine une hausse de leur importance sur la scène internationale : ''Kim et Lau en concluent à propos des quatre “tigres” que “l’hypothèse selon laquelle il n’y eut aucun progrès technique au cours de la période de l’après-guerre ne peut être écartée pour les quatre pays est-asiatiques nouvellement industrialisés”. Plus poétiquement, Young note qu’une fois prise en compte la rapide croissance des facteurs de production, les performances en gain de productivité des “tigres” dégringolent “des hauteurs de l’Olympe vers les plaines de Thessalie”.

Krugman, en économiste libéral, va défendre l'idée de la compétitivité hors prix pour les économies occidentales et qu'elles se démarquent par le haut (définition compétitivité hors-prix / hors-coût : La compétitivité Hors Prix est telle que les entreprises ne se comparent plus sur les prix, mais sur toutes les autres caractéristiques : la qualité, l'innovation, le niveau technologique, la fiabilité, les services…) et encourage les occidentaux à investir dans les pays en développement et en croissance, car ces économies émergentes présentent des besoins de financements et des rendements intéressants, permettant des placements judicieux, rapportant rapidement. En effet ces économies ont besoins d'investir dans du matériel, des nouvelles technologies, et des infrastructures ( transport, construction, etc…), dont les pays du nord ont la science et les connaissances (exemples des entreprises vendant leur technologie en Asie par exemple). Les états doivent donc se spécialiser, mais également surveiller leur taux d'inflation : il prône donc un libéralisme avec de bons outils, comme par exemple la dévaluation quand c'est nécessaire.

Il va aussi citer les facteurs internes, pour prouver que le progrès technique n'est pas encore bien assimilé : en effet, les évolutions et progrès techniques puis technologiques comme l'informatique ont détruit bien plus d'emplois surtout peu qualifiés que la hausse des importations des produits venant des pays asiatiques : c'est le défaut d'assimilation qui crée du chômage, le temps que ces emplois se déversent dans les nouveaux secteurs plus porteurs et créateurs d'emplois. Il explique donc qu'il faudra du temps pour profiter pleinement de ce progrès, et estime que cette situation n'est pas définitive mais transitoire, une transition pour une meilleure assimilation et donc le passage d'un modèle économique à un autre.

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