La mondialisation n'est pas coupable

par

La théorie économique pour le pire et le meilleur

6. Mythes et réalités de la compétitivité américaine

 

Dans cette partie, Krugman semble plus tempéré qu’il l’a été précédemment. En effet, il procède à une forme de concession : il ne rejette plus absolument le problème de la compétitivité ; il affirme plutôt que c’est la manière dont on formule communément le problème qui n’est pas à la hauteur des questions soulevées. Il montre que dans bien des cas la compétitivité est un problème secondaire. Si on se soucie de productivité d’un État, il faut s’en soucier pour elle-même car statistiquement une baisse de productivité n’a jamais exclu un pays des échanges internationaux. En somme, Krugman cherche à distinguer nettement les problématiques économiques internes et celles qui sont externes. Il n’y a pas de dépendance entre les unes et les autres. Finalement, il ne rejette pas la thèse de la compétitivité parce qu’elle est absolument fausse – il affirme même qu’elle est valide en principe – mais parce qu’elle est le moteur d’excès pratiques, qui prétendent régler des problèmes externes en créant des lois internes.

 

7. Ce que tout étudiant doit savoir sur le commerce international

 

Krugman s’adresse aux enseignants-chercheurs qui œuvrent dans le domaine économique et leur donne le conseil suivant : la priorité, dans les cours d’économie, n’est pas de tenir au courant les étudiants des différentes théories actuelles – qui ne sont en majorité que des variations plus ou moins tranchées autour de l’idée de compétitivité – mais de les faire accéder à la connaissance de la tradition du libre-échange, à travers la lecture de Hume notamment. Ainsi seulement les étudiants auront une chance de ne pas être dupés par l’internationalisme pop dominant.

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