La mondialisation n'est pas coupable

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Une autre vision de la mondialisation et le rejet des thèses des autres économistes

Krugman décide de dédier cet ouvrage à la réfutation des thèses développées par le plupart de ses confrères mais aussi les journalistes européens et américains de son époque : Krugman rejette totalement la vision de ses contemporains et critique ses confrères et leurs idées populaires, voire populistes et qui '' présentent une vision du monde faussée du commerce international, à savoir que le commerce international est le terrain sur lequel les états se livrent une compétition à somme nulle ''. Il reprend d'ailleurs les 6 mensonges selon lui de la théorie pop internationale, en faisant une synthèse : '' Pour commencer, j’aimerais reproduire une citation typique sur le sujet de l’économie mondiale (ne tenez aucun compte pour l’instant des chiffres) : « il faut définir un nouveau paradigme économique parce que l’Amérique est aujourd’hui d’une économie véritablement mondiale (1). Pour conserver son niveau de vie actuel, l’Amérique doit aujourd’hui apprendre à soutenir la concurrence sur un marché mondial de plus en plus difficile (2). C’est pourquoi il est devenu essentiel d’obtenir que la productivité et la qualité des produits soient maintenues au niveau le plus élevé possible (3). Nous devons orienter l’économie américaine vers les secteurs à forte valeur ajoutée (4) qui créeront les futurs emplois (5). Et la seule façon de devenir compétitif dans la nouvelle économie mondiale est de forger un nouveau partenariat entre le gouvernement et le monde des affaires (6) ''

Son œuvre se fonde notamment sur les auteurs classiques en économie ( fin du 18° siècle, début du 19° siècle ) tels que Smith, ou Ricardo qui avait dégagé la théorie des avantages comparatifs selon laquelle les nations gagnent à se spécialiser dans les domaines où elles sont comparativement plus compétitives, estimant que '' Le commerce international ne pose pas un problème de concurrence, mais d'échanges ''. Cet ouvrage, rassemblant de nombreux travaux représente une clé pour comprendre l'économie, et s'adresse au grand public qui ne le suit pas dans les éditoriaux économiques et qui ne sont pas pointus en la matière : il écrit donc pour un lecteur profane, et Krugman y présente un discours didactique et pédagogique, afin de mieux définir et faire comprendre les principaux thèmes et enjeux ( commerce, emploi, PIB, répartition des richesses ), et va au-delà des chiffres et des statistiques qui peuvent ne pas avoir beaucoup de sens pour un non averti.

Il y présente ainsi sa vision de l'économie, du commerce, de la mondialisation et refuse de voir le libre-échange comme un terrain d'affrontement entre les nations, ce n'est ni une guerre, ni une bataille entre des états, c'est une compétition entre des entreprises qui tentent d'obtenir des parts de marché. Il ne veut donc pas présenter ceci comme une opposition entre des états : '' Il existe des forces qui tendent à rétablir l'équilibre et qui assurent normalement que tout pays continue d'être capable de vendre toute une gamme de produits sur les marchés mondiaux '', il oppose le marché et les parts de marché disputés par les firmes qui perdraient ou gagneraient du terrain par rapport à d'autres, en vertu de sa compétitivité et ses investissements. En effet les états ne peuvent pas perdre ce genre de parts de marché, ils ne sont pas des agents économiques, étant donné que l'on ne peut voir le monde comme un marché : ce n'est pas à une nation d'être compétitive mais à elle de créer et fournir les moyens pour ses individus et ses entreprises de l'être, de le devenir ou encore de le rester.

Il présente donc l'économie mondiale comme un système très complexe, avec des relations entre les états, et entre les firmes, ces relations ayant des effets rétroactifs, ce n'est pas mécanique ni automatique, ce ne peut être réduit à un enchaînement de causes mécaniques à sens unique ni à des chiffres ou à des statistiques, si précis soient-ils.

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