La parure

par

Résumé

L’histoire commence par la présentation de la situation de Mathilde, le personnage principal de la nouvelle. Issue d’une famille d’employés, donc d’un milieu modeste, elle est l’épouse d’un commis du ministère de l’Instruction publique, M. Loisel. Elle souffre de ne pouvoir grimper l’échelle sociale et ne fait qu’aspirer à de grands mets et à un luxe qui semblent devoir rester pour elle du domaine du rêve. La première partie de l’œuvre montre que tout ce qu’elle aimerait avoir, le luxe et l’élégance, est très éloigné de sa réalité quotidienne : son domicile est modeste, elle ne possède ni bijoux ni vêtements particulièrement seyants. La souffrance que lui cause sa condition est telle qu’elle ne rend plus visite à son amie de couvent devenue une femme riche, pour ne plus rentrer ensuite chez elle pleine de chagrin.

Un soir, son mari rentre avec une invitation du ministère à une fête. Au lieu de s’en montrer heureuse, Mathilde se met à pleurer : elle n’a pas une seule tenue convenable pour assister à cet événement. Finalement, son mari lui donne assez d’argent pour qu’elle s’offre une robe appropriée.

Le jour de la fête se fait de plus en plus proche. Mathilde est toujours désolée : elle n’a pas de bijoux et commence à hésiter à se rendre à une fête où se montreront des femmes riches et parées de leurs plus beaux atours. Son mari lui conseille, pour résoudre ce problème, de rendre une visite à son amie Mme Forestier. Mathilde se rend chez elle et lui emprunte une parure, plus précisément une « rivière de diamants ».

Finalement, le jour de la fête arrive. Mathilde Loisel a un très grand succès, elle est « plus jolie que toutes, élégante, gracieuse, souriante et folle de joie ». Elle part vers quatre heures du matin, mais lorsque son mari lui met son manteau, très modeste comparé à sa tenue, elle descend rapidement les escaliers pour ne pas avoir à supporter le regard des autres femmes qui s’enveloppent dans de « riches fourrures ». Ils ne trouvent pas de fiacre et doivent descendre vers la Seine pour enfin trouver une voiture et rentrer chez eux. La magie de la soirée s’est déjà estompée.

En ôtant ses vêtements, Mathilde se rend compte qu’elle a perdu la parure que lui a prêtée son amie ! Son mari repart faire tout le trajet qu’ils ont parcouru à pied ; il rentre vers sept heures du matin bredouille et va alerter la préfecture de Police ainsi que les journaux, promettant une récompense à celui qui rapportera le bijou. À la fin de la journée, n’ayant toujours rien trouvé, son mari dicte une lettre à Mathilde à destination de Mme Forestier, pour lui faire croire que la fermeture de la parure a été brisée et qu’elle se trouve en réparation – ceci pour gagner du temps.

Au bout d’une semaine, leurs recherches demeurant infructueuses, les deux époux décident de remplacer le bijou. Ils vont de bijoutier en bijoutier pour tenter de se procurer une parure identique à celle perdue. Dans une boutique du Palais-Royal, ils trouvent un « chapelet de diamants » qui leur coûterait toujours trente-six mille francs après une réduction. Ils décident alors d’utiliser les dix-huit mille francs que M. Loisel a hérités de son père et font un prêt pour le reste. Mathilde va ensuite rendre la parure dans son écrin à son amie.

Ainsi commence la vie de miséreux du couple Loisel. Ils changent de logement, Mathilde travaille en tant que femme de ménage, vêtue « comme une femme du peuple […] défendant sou à sou son misérable argent » afin de rembourser le prêt mois après mois.

Le mari, quant à lui, travaille tous les soirs à « mettre au net les comptes d’un commerçant ». Au bout de dix longues années de privations et de misère, ils ont tout remboursé, y compris les intérêts. Mathilde désormais paraît plus âgée que son âge et a perdu toute sa beauté et sa jeunesse ; elle est méconnaissable.

Un dimanche, alors qu’elle se promène sur les Champs-Élysées, elle croise Mme Forestier, d’aspect toujours aussi jeune et séduisante. Lorsque Mathilde la salue, sa riche amie ne la reconnaît pas, jusqu’à ce qu’elle se présente. Elle lui raconte alors sa triste vie depuis le jour de la fête : la perte de la parure, le remboursement des emprunts pour payer celle qu’ils ont achetée, le dur labeur de ces dix années. Mme Forestier, émue, lui révèle que la parure qu’elle lui avait prêtée était fausse. Elle valait au plus cinq cents francs ! ». C’est sur cette révélation que se clôt la nouvelle. 

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