La Philosophie dans le boudoir

par

Français, encore un effort si vous voulez être républicains

Ce passage de La Philosophie dans le boudoir sort complètement du dispositif narratif établi jusqu'alors. Tout à coup, il semble que Sade prend lui-même la parole pour s'adresser directement aux lecteurs, alors qu'on est censé lire ici les paroles du chevalier à Eugénie. Quoi qu'il en soit, ce morceau d'argumentation tend à prouver qu'un gouvernement républicain ne peut se concevoir sans laïcité et sans une refondation totale des mœurs françaises. Cet écrit est, en quelque sorte, un bilan de la doctrine formulée par le livre, étrangement placé aux deux tiers de l'œuvre plutôt qu'à la fin – Dolmancé remarque, mise en abyme discrète, que le discours du chevalier est redondant par rapport à ce qu'il a pu dire auparavant.

Le chevalier, malgré tout, tient à s'opposer à Dolmancé sur un point : il pense qu'on ne peut être heureux qu'en étant bienfaisant avec autrui. Mais c'est Dolmancé qui gagne la joute verbale qui s'ensuit.

On rappelle Augustin et c'est une nouvelle scène de sexe à cinq qui s'offre à nous. Dolmancé demande à se mettre à l'écart avec Augustin, car il souhaite lui faire une chose apparemment plus perverse encore que tout ce qui a déjà été fait. Ils sortent.

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Dissertation à propos de La Philosophie dans le boudoir