La Philosophie dans le boudoir

par

Troisième dialogue

Quand les deux femmes entrent dans le boudoir, elles sont surprises par la présence de Dolmancé, arrivé en avance car pressé par le chevalier. Il veut participer, lui aussi, à l'éducation d'Eugénie. Eugénie, au premier abord, conteste, mais ses protestations sont vite étouffées par ces deux adultes caressants et séduisants. Dès lors, La Philosophie dans le boudoir adopte sa structure emblématique : on va alterner la théorie, c'est-à-dire les longues tirades morales et philosophiques, et la pratique, c'est-à-dire les scènes de sexe très explicites. Précision importante : en général, le fil des conversations mime le fil d'une conversation réelle ; ainsi, le développement des sujets n'est pas linéaire, il est haché par des digressions, et il est possible qu'un sujet évoqué à une page ne soit véritablement développé que vingt pages plus loin.

Dolmancé et Mme de Saint-Ange commencent d'abord par un cours d'anatomie, qu'ils font en détaillant leurs corps nus. Ils mentionnent en outre des pratiques sexuelles impies telles que la masturbation, la contraception, la sodomie, la stimulation clitoridienne, le cunnilingus. Tout ceci est une sorte de cours d'éducation sexuelle hors norme, où l’on privilégie toutes les pratiques qui ne permettent pas la procréation.

Alors que Mme de Saint-Ange se qualifie de « putain », Eugénie demande si ce n'est pas contre la vertu que de se comporter ainsi. Dolmancé se lance alors dans un grand discours contre la vertu, la piété, la religion, la charité. On apprend en même temps que Mme de Saint-Ange et Dolmancé ne condamnent ni « le viol ni l’inceste, pas même le meurtre ni le parricide. »

Eugénie, enflammée et convaincue par ces paroles, veut devenir une libertine. Mme de Saint-Ange lui donne alors une série de conseils pour agir en libertine tout en paraissant pure aux yeux de la société.

Déjà, Eugénie fait preuve d'un esprit malin et pervers, et essaie d'en apprendre davantage sur les crimes commis par Mme de Saint-Ange pour son plaisir. Madame ne répond pas, mais apprécie qu'Eugénie insiste autant.

Mme de Saint-Ange décrit la relation incestueuse qui la lie à son frère et Dolmancé fait un éloge de la destruction. Eugénie finit par avouer qu'elle aimerait voir sa mère morte.

On en revient à la pratique : Mme de Saint-Ange enseigne l'art de la fellation à Eugénie puis Dolmancé lui fait goûter pour la première fois à la sodomie. Eugénie y prend beaucoup de plaisir.

Après ces événements, la problématique du matricide est à nouveau abordée. On y réfléchit et on propose une stratégie pour qu'Eugénie puisse exécuter ce meurtre sans souci. Enfin, Mme de Saint-Ange complète la liste de conseils qu'elle avait entamée un peu plus tôt et apprend notamment à Eugénie comment procéder à un avortement.

Dolmancé s'embarque dans un éloge de la cruauté, comme penchant naturel de l'homme. Il veut prouver que la cruauté donne du plaisir à celui qui l'accomplit et que s'il y a un plaisir d'un côté, on se moque qu'il y ait douleur de l'autre.

À nouveau, Mme de Saint-Ange et Dolmancé s'affairent à fait jouir Eugénie quand, tout à coup, le chevalier fait irruption.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Troisième dialogue >