Le Comte de Monte-Cristo

par

Une œuvre contestataire

On peut retrouver dans Le Comte de Monte-Cristo la teneur d’une œuvre contestataire. À travers l’histoire d’Edmond Dantès l’auteur critique les inégalités et les défaillances du système judiciaire au début du XIXème siècle. En effet Dantès est fait prisonnier par le simple bon vouloir de M. de Villefort, le procureur de Marseille, sans jugement ni autre formalité qu’un rendez-vous en tête à tête avec lui. De même, Dantès est enfermé sur une simple lettre anonyme, sans aucune preuve fournie par l’auteur de la véracité de ses dires.

Le Comte de Monte-Cristo critique également toute cette société de gens qui font fortune de manière parfois peu légale, à l’étranger par exemple, et ensuite vivent richement à Paris. C’est le cas dans l’histoire de Danglars ou de Mortcerf par exemple, qui finiront par être punis par le comte de Monte-Cristo qui révèle leur imposture au monde (la trahison du comte de Mortcerf à Janina) : « à l’époque de la guerre d’Espagne il s’est chargé d’une part dans les fournitures de l’armée française et a fait fortune ; alors, avec ce premier argent il a joué sur les fonds, et a triplé, quadruplé ses capitaux, et, veuf lui-même de la fille de son banquier, il a épousé une veuve, […] Il s’était fait millionnaire, on l’a fait baron ; de sorte qu’il est baron Danglars maintenant, qu’il a un hôtel rue du Mont-Blanc, dix chevaux dans ses écuries, six laquais dans son antichambre, et je ne sais combien de millions dans ses caisses. »

Enfin la politique est bien présente dans le livre, au travers de la politisation de certains personnages tout d’abord : Noirtier est bonapartiste, de Villefort est royaliste – mais aussi via l’accusation de complot contre le roi, qui fait condamner Dantès et qui vient en réalité de jalousies. L’auteur ne s’engage pas réellement ni pour l’un ni pour l’autre, mais les deux camps sont présents dans l’histoire.

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