Le deuxième sexe

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Résumé

« Le Deuxième Sexe » est un essai écrit par Simone de Beauvoir, une écrivaine française qui était à la fois essayiste, philosophe, romancière et mémorialiste ainsi que romancière.

Publié en 1949, il s’agit d’un essai qui se divise en deux tomes, chacun étant précédé de deux épigraphes et comprenant une introduction et trois parties, sans oublier la conclusion à l’achèvement de l’ouvrage. S’appuyant sur une multitude de références, et ne se contentant pas d’énoncer les faits ou d’en faire un constat, l’auteure traite d’un sujet qui touche de près les femmes : leur existence en tant que telles.

Le titre est ainsi tout à fait éloquent, soulignant que les femmes viennent après ceux qui sont considérés comme faisant partie du premier sexe : les hommes. Mais quelles en sont les raisons et les causes ? D’ores et déjà, il convient de souligner qu’il n’y est nullement question de tenir pour responsables uniquement les hommes pour tout ce qui est des problèmes existentiels que rencontrent les femmes.

A l’époque où l’essai est publié, le monde sort à peine de la Seconde Guerre mondiale. En France, l’époque de l’idéologie « Travail, Famille, Patrie » n’est pas encore loin derrière et les premières participations des femmes à des élections, des municipales en l’occurrence, ne datent que du 29 avril et du 13 mai 1945.

Ceci étant, les revendications féministes semblaient enregistrer un temps de répit après l’obtention du droit de vote par les femmes. Mais cela n’a pas représenté une entrave en soi pour la publication de l’essai « Le Deuxième Sexe » par Simone de Beauvoir. D’ailleurs, l’on pourrait même voir en une telle publication, un nouvel essor pour le mouvement féministe.

Il s’agit d’un essai qui met en exergue la position des femmes par rapport aux hommes dans les domaines de l’existence et de mettre la lumière sur les raisons d’une telle position sans oublier de mentionner les alternatives qui peuvent être adoptées pour y remédier.

En premier lieu, l’écrivaine se penche sur certaines notions qui auraient pu être présentées comme à l’origine de la dévalorisation féminine sans toutefois les cautionner. C’est le cas, entre autres, de la biologie que certains évoquent pour argumenter en faveur de la supériorité des hommes. Selon l’écrivaine, cela ne se tiendrait pas entièrement car la race humaine ne se résume pas à une espèce.

Mais l’inégalité entre les hommes et les femmes prend racine depuis longtemps selon l’auteure. A son avis, la maternité, au lieu de mettre les femmes à une position supérieure, a joué un grand rôle dans son infériorisation. En effet, la grossesse, l’accouchement ainsi que l’allaitement les réduisent à de simples rôles de mammifères femelles d’où leur immanence alors que les hommes n’y étaient jamais liés au point de pouvoir être transcendants.

Mais ce n’est pas uniquement dans ce domaine que les femmes se sont retrouvées en retrait par rapport aux hommes. C’est également le cas en ce qui concerne la culture et la politique, le domaine économique et professionnel en général, pour ce qui est des propriétés, à propos des connaissances et de l’instruction, pour ne citer que ceux-là.

Evidemment, Simone de Beauvoir a affirmé que « Toute l’histoire des femmes a été faite par les hommes. », dénonçant ainsi l’oppression de ces premières, ce qui rend difficile leur accomplissement en tant que propres maitres de leurs actes et de leurs destins.

Néanmoins, l’écrivaine ne manque pas de souligner que les femmes ne sont pas étrangères à leurs propres conditions. En effet, elles se complaisent souvent dans une attitude de résignation et de soumission sans accomplir de réelles actions pour accéder à la transcendance.

Le chemin est d’ailleurs difficile car la femme est victime de son propre mythe selon l’auteure, de ce mythe qui a été façonné par celui qui doit être son égal et qu’elle entretient elle-même, comme si elle avait été l’objet et l’homme le sujet.

Et pourtant, Simone de Beauvoir se pose une question à propos de ce mythe féminin aux multiples facettes. Quelle est réellement l’importance de celui-ci ? Loin de servir réellement les intérêts de la femme, il maintient les deux genres dans leurs respectives positions sans favoriser l’égalité entre eux. D’ailleurs, la participation autant des hommes que des femmes est nécessaire pour aller vers cette égalité.

Egalement, il est important d’éradiquer le mal en commençant dès les premiers moments d’existence de celle qui est « destinée » à devenir une femme, les parents, et surtout la mère, devant fournir une éducation adoptée à leur enfant. Il est, en effet, important de comprendre que les étapes biologiques de la vie de l’enfant sont des passages inévitables qui ne doivent finalement pas être incriminés quant à la question du sentiment d’infériorité que peut ressentir une fille par rapport à un garçon.

Ce rôle qui implique la préparation de la fille à son accomplissement en tant qu’être humain s’étend également à son entourage mais aussi aux valeurs culturelles dont se targue la société.

Complémentaire à l’éducation, l’instruction est essentielle pour aider dans la quête de l’essence de l’existence. En effet, selon Simone de Beauvoir, la femme ne saurait s’affranchir de cette immanence sans entrer dans le domaine du travail, d’où l’utilité de l’instruction.

A l’époque de la sortie de l’essai pourtant, le monde du travail n’est pas encore entièrement ouvert aux femmes, celles-ci percevant un salaire moindre par rapport aux hommes qui auraient exercé le même travail qu’elles.

Si beaucoup veulent pourtant s’émanciper, Simone de Beauvoir ne manque pas d’appuyer que d’autres ne désirent pas être l’égale des hommes. D’ailleurs, elle souligne également ce manque de confiance en soi et de persévérance qui affecte les femmes, les hommes paraissant encore plus doués qu’elles.

Il est alors question, selon l’auteure, d’arrêter pour les hommes de mystifier la femme et pour les femmes d’être fatalistes face à ce qui pourrait être pensée comme leurs destinées. Il faut ainsi que les hommes et les femmes se considèrent en tant que semblables.

Egalement, elle assure que l’égalité entre les hommes et les femmes, qui signifie aussi l’abandon du charme féminin pour que la femme ne soit plus le sujet et l’objet en même temps, n’aura pas pour conséquence de créer un monde où l’ennui prime. Car si Simone de Beauvoir réclame cette égalité, elle ne prétend pas effacer les différences qui existent entre ces deux genres.

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