Le dindon

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Qui est donc « Le Dindon » ?

Le choix du titre « Le Dindon » n’était sans doute pas aléatoire. Feydeau cherchait surement à employer un terme qui exprimerait à la fois sottise et faiblesse. Et le choix du Dindon est en réalité un nom approprié. En tant qu’oiseau de la basse-cour, le dindon est très souvent considéré comme un « suiveur » et non un « leader ». De plus, c’est un oiseau particulièrement susceptible à plusieurs zoonoses telles que la grippe aviaire, le virus H1N1 et la salmonelle ; et cette vulnérabilité démontre donc sa faiblesse. Ceci dit, qui, dans ce texte de Feydeau, qui est aussi vulnérable et sensible pour être considéré comme le « dindon » ? La réponse est : tous les caractères masculins principaux ! Car tous ont démontré tout au cours de la pièce leur penchant incontrôlable pour les femmes d’autrui : Pontagnac envers Lucienne et ses multiples autres coquettes, Redillon envers Lucienne, Pluchette et Armandine ; Vatelin envers Mme Soldignac, et même M. Pinchard à l’égard de Clara, la dame de chambre. Mais le pire des dindons, c’est certainement Pontagnac. Il est sans retenue, et comme un véritable dindon, Pontagnac « glougloute » incessamment à la vue de belles jupes. Il se laisse niaisement entrainer et séduire par le beau, et tombant dans ses pièges, il met à risque le plus important : son mariage. De plus, il remarque qu’il s’est fait berner par Lucienne lorsque, malgré le fait qu’il l’eut persuadé de l’infidélité de son époux, elle se tourne plutôt vers Redillon (et non lui) pour obtenir sa vengeance. Et l’ayant lui-même reconnu, il abandonne et déclare : « C’était écrit, je...

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Dissertation à propos de Le dindon