Le meilleur des mondes

par

Bernard Marx

Bernard Marx, aussi appelé Alpha Plus, est un homme de petite taille, gros, et sans charme. Ce physique plutôt ingrat ne correspond pas au physique type des Alpha, la classe supérieure de la population. Une erreur aurait lieu lors de sa conception en éprouvette, c’est-à-dire que de l’alcool aurait été ajouté à son sang, traitement réservé au Gamma et Epsilon, les classes inférieures. Cette apparence décalée fait de lui un être à part, mis de côté par les autres, considéré comme différent, inadapté, donc inapte à se sociabiliser. Cette différence aurait pu être atténuée au fil des années, mais il oppose une forme de résistance à la conformité, qui lui permet de ne pas complètement accepter la pensée commune.

C’est un personnage en souffrance que le lecteur observe, du fait qu’il ne réussisse pas à s’adapter, et qu’il soit si laid. Mais cette souffrance lui permet aussi de ressentir les choses, de se penser lui-même comme individu à part entière, avec un « moi » qui a ses propres émotions et sentiments, ainsi qu’une capacité de réflexivité. Et ce qu’il voit ne le rend pas heureux, il se rend bien compte du manque de liberté et de l’artificialité des relations du monde dans lequel il « vit ». Ces critères sont en totale opposition avec le modèle imposé par le grand Ford qui prône une parfaite similitude entre les gens d'une même caste.

Ce rejet...

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