Le meilleur des mondes

par

John

John, aussi appelé « le sauvage », est âgé d’une vingtaine d’années. Il est le fils conçu naturellement par le Directeur et Linda. Il a un physique et un mental dans la norme. Il n’a pas été élevé dans le même monde que les autres personnages, mais dans un village en Inde. C’est pour cela qu’il a des valeurs en décalage : il est loyal, chaste, fidèle, et se montre capable de sentiments : il croit en l’amour et en Dieu, et peut verser des larmes. Il est aussi cultivé, puisque l’on apprend qu’il a lu les œuvres de Shakespeare notamment. Avant d’arriver à Londres, il a une vision idéalisée de la ville, mais va vite découvrir l’envers du décor, et la réalité conditionnée que vivent ses habitants. Lui aussi se rendra vite compte de l’aspect artificiel et superficiel des relations entre les gens dans cette société.

Quand il est découvert par Bernard et Lénina, il devient un objet de fascination. Pour Bernard, il est un moyen de se faire connaître et pour Lénina, il est le nouvel objet de ses fantasmes. Ils décident alors de la ramener à Londres, où il sera montré comme étrangeté digne d’une foire. Très rapidement, il tombe amoureux de la jolie Lénina, mais lorsqu’elle s’offre spontanément et sans pudeur à lui, il est déboussolé et offusqué : cela s’oppose à toutes les valeurs qu’il défend ardemment. Il la repousse alors violemment et la frappe. Un mythe s’effondre. Il commence alors à ne plus vouloir se montrer aux dîners, et reste enfermé. La mort de sa mère sera pour lui un très grand choc. De plus, si la mort est devenue banale, voire un moment de joie, car on offre des crèmes au chocolat aux enfants en cas de décès dans cette société, c’est pour lui un grand moment de douleur. Alors qu’il exprime son chagrin de manière très démonstrative, il crée une gêne immense et on l’oblige à quitter l’hôpital.

John finira par s’isoler de la société, dans un phare reculé de Londres, où il se châtiera pour ses pensées impures envers Lénina. Mais lorsqu’on le retrouve, un attroupement régulier et de plus en plus important se fait, attroupement dont Lénina fera partie, ce qui mettra le sauvage dans une rage folle. Il la blessera alors, chose qu’il ne parviendra pas à se pardonner. Il finit par se pendre.

John est un personnage qui a des idéaux, voire des idées un peu extrêmes, du fait de sa double culture, indienne et américaine. Comparé aux habitants de Londres, qui sont abrutis et engourdis par le soma, il est capable de sentiments forts et d’une vision du monde réaliste. Il sait que la vie est faite d’épreuves qu’il faut surmonter, qu’elle est parfois tragique et injuste. Il est appelé « sauvage » par les autres mais pourtant, c’est le personnage dont le lecteur peut se sentir le plus proche, qui apparaît le plus normal. On peut le percevoir comme une incarnation de Jésus, un être venu d’ailleurs pour changer le monde dans lequel il arrive. 

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