Le portrait de Dorian Gray

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Résumé

L’intrigue s’ouvre sur un jardin anglais à la belle saison, où deux amis, Lord Henry, parfois appelé Harry, un dandy hédoniste, et Basil, un ami peintre, se reposent à l’ombre d’une glycine. Lord Henry et Basil parlent alors de la beauté du tableau en cours de réalisation du peintre, lequel explique que cette œuvre contient trop de sa personne pour être montrée au public. Durant cette explication, il évoque la relation particulière qu’il entretient avec son modèle, un jeune homme d’une extrême beauté. Lord Henry, homme décadent fasciné par la beauté, se montre intéressé par ce jeune homme et demande à rester durant le temps de pose à venir pour le rencontrer.

Harry engage alors avec le modèle, Dorian Gray, une conversation sur la beauté, la jeunesse et leurs aspects éphémères, tout un discours corrupteur qui persuade le jeune homme qu’il lui est loisible de tout faire. Le jeune homme, jusqu’alors naïf, influençable, interpelé par les propos du dandy, prend pleinement conscience de leur justesse lorsque Basil lui dévoile son portrait achevé. Ce portrait conservera toujours sa beauté, pense-t-il alors, tandis que la sienne se flétrira. Il ressent une certaine jalousie envers le tableau et émet le vœu que son portrait vieillisse à sa place.

Lors d’une visite chez son oncle, Harry découvre qu’une de ses relations, tante Agatha, connaît ce Dorian Gray et qu’il est même le protégé de cette femme mondaine. Il se rend donc à l’une des soirées qu’elle organise et y retrouve Dorian. Ils entament alors une conversation sur les paradoxes de la thèse d’Harry. Par la suite, Harry, Basil et Dorian continuent de se voir régulièrement.

Un peu plus d’un mois après leur rencontre, Dorian annonce à Harry qu’il est tombé amoureux d’une jeune actrice, Sybil Vane, et lui annonce son intention de l’épouser. De son côté, Sybil annonce à sa famille sa volonté de se marier. Son frère lui exprime son mécontentement et sa mère la met en garde, mais Sybil se laisse néanmoins dévorer par la passion. Dorian emmène Harry et Basil la voir jouer, mais lors de la représentation, le jeu de Sybil est effroyable. À la fin de la pièce, Dorian va dire à Sybil qu’il ne peut pas l’aimer après une si mauvaise prestation alors que c’est son talent sur scène qui l’avait charmé. Il la laisse seule avec son chagrin.

Le lendemain, alors qu’il passe devant son portrait, Dorian remarque qu’il a changé, il lui trouve une expression de cruauté toute nouvelle. Il se souvient alors de son souhait et prend peur à l’idée qu’il puisse s’être réalisé. Il décide d’aller retrouver Sybil pour s’excuser et l’épouser malgré tout, mais Lord Henry lui apprend le suicide de la jeune femme. À son grand étonnement, il éprouve assez peu d’émotions et relativise la situation en se disant qu’elle a eu une belle mort. L’âme de Dorian, représentée sur le tableau, commence alors à se noircir : elle a perdu son innocence.

Basil rend visite à Dorian pour lui demander d’exposer le portrait qu’il a fait de lui, mais Dorian refuse et prend peur à l’idée que son secret ne soit découvert. Il cache donc le portrait dans une pièce fermée à clé et refuse catégoriquement à Basil de poser à nouveau pour lui. Dans le même temps, Lord Henry offre un roman sombre qui fascine Dorian et change sa conception de la vie. Dorian commence alors une vie où le plaisir est roi, se rendant dans de sombres recoins de Londres pour fumer de l’opium et s’adonner aux plaisirs du corps. Il s’entoure d’objets recherchés tels que des pierres précieuses, des étoffes et des parfums. Le tableau commence à porter les marques de la décadence de l’homme qu’il est devenu et s’y dessine alors un homme laid, ravagé.

Basil, ayant eu vent des rumeurs courant sur Dorian, vient lui faire la morale. Le jeune homme finit par lui avouer son secret et lui dévoile la toile telle qu’elle est devenue, que son auteur peine à reconnaître. Dorian ressent alors une haine immense envers celui qui a engendré cette peinture de son âme et assassine Basil avant de faire disparaître le corps avec l’aide forcée d’Alan Campbell qu’il fait chanter, un ancien ami chimiste qui se suicidera ensuite.

Peu de temps après, Dorian se retrouve par hasard dans le même bar à opium que James Vane, le frère de Sybil. James le reconnaît au surnom que lui donnent les filles de joie et le suit à sa sortie du bordel. Il l’attaque mais Dorian lui fait remarquer qu’il ne peut être celui qui a causé le suicide de sa sœur : il est trop jeune pour cela, l’affaire s’est déroulée il y a plus de quinze ans et il paraît en avoir vingt. James est convaincu et Dorian s’en sort indemne ; cependant, James apprend finalement qu’il s’agissait bien de Dorian et celui-ci vit désormais dans la peur d’être retrouvé pour ses crimes. Peu de temps après, lors d’une partie de chasse en province, James Vane est abattu et les craintes de Dorian se trouvent dès lors apaisées.

Mais après cet événement, Dorian décide de s’amender, de chercher la rédemption. Après s’être forcé à accomplir une bonne action, il court contempler son image dans le tableau mais il découvre que sa laideur s’est teintée des nuances de l’hypocrisie. Dans un acte de désespoir, il plante le même couteau qui a servi à tuer Basil dans la toile, espérant ainsi être délivré de ce constant rappel de ses mauvaises actions. Lorsque les autorités découvrent le corps d’un vieillard, on ne peut identifier Dorian qu’à ses bagues. À côté de lui, le tableau a pour sa part retrouvé toute sa beauté du premier jour.

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