Le Roi se meurt

par

Marie

Marie est la seconde épouse du roi, maispeut-être celle qu’il affectionne le plus. Coquette, aimant à se parer debijoux, elle est l’image même de la superficialité. Bérenger Iertrouve un écho à son caractère impétueux et puéril dans cette reine qui refuseégalement de croire à sa mort prochaine, et à la chute parallèle du royaume.Ainsi, elle conforte le roi dans son isolement et dans son refus absurde consistantà continuer de se croire en bonne santé, se pensant simplement le témoin d’unepériode un peu difficile économiquement.

Marie est donc en constante rivalité avec lesmédecins et la première reine, qui lui apportent la preuve de la décadence duroi. Cependant, elle continue d’apporter des arguments en faveur de celui-ci,justifiant tous les maux dont les personnes plus réalistes accusent le royaumepar d’autres facteurs le déresponsabilisant.

Elle a, de plus, une influence néfaste sur leroi. Refusant de le voir sombrer, elle tente avec acharnement de le détournerde l’autre reine et de ses conseillers, considérant ceux-ci comme indignes derecevoir son attention. Elle pense ainsi le maintenir dans un meilleur état quecelui dans lequel les membres de la cour affirment qu’il se trouve.

Marie est donc le symbole de la frivolité, dela superficialité face à la maladie du roi qui semble pour elle n’être qu’unembêtement, aisément contournable si l’on se donne la peine de l’oublier.Ainsi, elle entretient la maladie et l’obstination du roi plutôt qu’elle nel’aide, et adopte le comportement de celle qui se voile la face en tournant ledos au réel par son indifférence et sa désinvolture.

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