Le Roman de la momie

par

Poëri

Poëri,légèrement plus âgé que Tahoser, est d’origine juive, et malgré sonappartenance au peuple hébreu, il sert le pharaon en tant qu’intendant de ses comptes.L’auteur insiste sur son origine métisse, particulièrement dans sa descriptionphysique : « les épaulesn’offraient pas cette ligne transversalement rigide que répètent, comme signecaractéristique de la race, les statues des temples et les fresques destombeaux. » Il diffère en tous points des habituelles particularités corporellesque présentent les Égyptiens, et cette différence fascine Tahoser jusqu’àl’idolâtrie : « Toutes ces étrangetéscomposaient une beauté rare, à laquelle la fille de Pétamounoph n’avait purester insensible ». Ce contraste entre elle et lui, entre les gens deson peuple et de celui de Poëri, met en avant un changement, une évolution quirépond précisément à ce besoin de trouver quelque chose de nouveau, dontl’absence fait dépérir la jeune femme.

Séduitepar sa différence aussi bien que par sa beauté, puis plus tard par sa bonté etsa générosité, Tahoser lui voue un immense amour. En effet, elle réussit à sefaire engager sous son toit, parmi ses servantes, se faisant passer pour unemendiante. Elle va jusqu’à dédaigner les crocodiles qui pullulent dans le Nilpour le traverser de nuit à la nage et découvrir où son maître bien-aimé serend en secret chaque nuit. Mais le choc est de taille. Le jeune Hébreu eneffet est promis à Ra’hel, une femme d’origine juive également. Cependant,cette dernière comprend l’amour dont souffre Tahoser et ne voit aucuninconvénient à ce que Poëri épouse également la jeune Égyptienne, ne craignantpas un mariage polygame.

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