Le Symbole perdu

par

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Dan Brown

Dan Brown est un écrivain
américain né en 1964 à Exeter dans
le New Hampshire, aux États-Unis. Il vit ses premières années sur le campus de
la Phillips Exeter Academy où son père est professeur de mathématiques ; celui-ci
est aussi l’auteur de manuels. Enfant déjà, Dan se passionne pour les codes secrets, les anagrammes, les mots
croisés, et son père organise pour sa fratrie des chasses au trésor complexes.
Ses deux parents, qui chantent et sont musiciens – sa mère officie notamment
comme organiste –, initient également l’enfant à leur passion. Dan Brown fait
ses études à Phillips Exeter puis au Amherst College. Il prend des cours
d’écriture et passe une année outre-Atlantique, en Espagne, à Séville, où il
suit un enseignement d’histoire de l’art. Il obtient son diplôme de fin d’étude
en 1986 et entame une carrière musicale. En 1991, il part pour Hollywood où il compte percer comme auteur-interprète et pianiste.
Il y enseigne à la Beverly Hills preparatory School et deux CD sortent sous son
nom, en 1993 et 1994. Dès 1993 il était rentré dans sa ville natale du New
Hampshire où il enseigna l’anglais et l’espagnol là où il avait été lui-même
étudiant. C’est alors qu’il est en vacances à Tahiti la même année qu’il lit Opération jugement dernier (The Doomsday Conspiracy), un roman de
Sidney Sheldon (1917-2007) qui lui donne l’idée d’écrire lui-même des romans à
suspense. Mais d’abord, en collaboration avec sa femme Blythe Newlon, sous le
pseudonyme de Danielle Brown, il publie deux ouvrages humoristiques :
187 Men to Avoid: A Survival
Guide for the Romantically Frustrated Woman

(« 187 hommes à éviter : Manuel de survie pour femme en manque de
romantisme ») en 1995 et The Bald Book en 1998.

C’est en 1996
que Dan Brown abandonne l’enseignement et devient écrivain à plein temps. Son premier roman,
Forteresse digitale (Digital
Fortress
), paraît en 1998. L’héroïne
est Susan Fletcher, une belle et brillante cryptanalyse
qui vient en aide à la NSA dont le
nouvel ordinateur surpuissant ne parvient pas à déchiffrer un code créé par les
Japonais. Ce blocage menace de faire vaciller tout le système du renseignement
américain. En parallèle le lecteur suit l’histoire de David, le petit ami de
Susan, qui se trouve en Espagne en quête d’un objet auquel le sort de la
planète est suspendu. Le roman est parcouru de faux semblants, de trahisons
et de cadavres, au point où Susan en vient à craindre pour sa vie. En 2000 paraît Anges et Démons (Angels
& Demons
), où Dan Brown met en scène pour la première fois Robert Langdon, un grand symbologue, professeur à l’université
d’Harvard, qui va devenir un personnage récurrent des œuvres de ses romans. Au CERN, l’organisation européenne pour la
recherche nucléaire, les ingénieurs ont réussi à fabriquer de l’antimatière. À l’occasion de
l’assassinat d’un membre éminent du laboratoire, une capsule qui en renfermait
est volée. Autre intrigue autour de laquelle se noue l’histoire : la mort
du pape et les enjeux autour de sa succession. La société secrète des Illuminati se trouve impliquée dans ces
affaires et Robert Langdon va travailler aux côtés de la fille du scientifique
assassiné, elle-même scientifique, pour sauver l’Église catholique et le
Vatican menacés. Dans Deception Point en 2001 à nouveau plusieurs intrigues se
retrouvent nouées : l’une d’elle concerne la découverte d’une météorite rare contenant des fossiles
d’insectes sous les glaces du cercle polaire par la NASA. En parallèle, les élections présidentielles aux
États-Unis sont en cours, et le président démocrate, dont l’avenir se joue,
envoie Rachel Sexton, la fille du candidat républicain, une jeune femme
brillante travaillant pour les services secrets, authentifier la découverte
scientifique, qui est peut-être un canular.

Ces trois premiers romans
de Dan Brown ne connaissent pas un grand succès puisque moins de 10 000
exemplaires de chacun sont vendus. C’est avec Da Vinci Code en 2003 que la carrière de l’écrivain
prend un tournant. On y retrouve
Robert Langdon, cette fois confronté à l’assassinat du conservateur en chef du
Louvre, au côté duquel un message codé
a été découvert. Dans ses aventures, qui impliquent Léonard de Vinci, la
société secrète du Prieuré de Sion,
une vérité longtemps cachée de la chrétienté – l’union de Jésus et de
Marie-Madeleine et leur descendance –, des déplacements à travers la France et
le Royaume-Uni et de nombreuses énigmes, Langdon est secondé par Sophie Neveu,
une habile cryptographe travaillant pour la police. Le roman est un des plus gros succès de librairie de tous les temps et se voit adapté
au cinéma en 2006 par Ron Howard avec Tom Hanks et Audrey Tautou dans les rôles
principaux. À partir de là les anciens romans de Dan Brown reparaîtront et se
transformeront à leur tour en best-sellers. Dan Brown devient ainsi un
véritable phénomène éditorial. En 2009, qui est aussi l’année de
l’adaptation d’Anges et Démons sur
les écrans, paraît Le Symbole perdu (The
Lost Symbol
) dont le cadre est cette fois Washington et le Capitole, et les
intervenants majeurs des francs-maçons dont Peter, un ami de Langdon qu’il doit
sauver en décryptant un code, et dont la sœur, Katherine, spécialiste en
noétique, va seconder le symbologue dans son enquête. Inferno, le sixième roman
de Dan Brown, paraît en 2013. On y
retrouve pour la quatrième fois Robert Langdon, à nouveau secondé par une jeune
femme, Sienne Brooks, lequel, après s’être réveillé dans un hôpital à Florence sans se souvenir des trente-six
heures précédentes, part en quête de l’ultime création d’un éminent
scientifique obsédé par la fin du monde et passionné de l’écrivain italien Dante Alighieri et son Enfer
qui donne son titre à l’ouvrage.

 

Les récits de Dan Brown
sont caractérisés par un enchevêtrement d’éléments
religieux
et scientifiques.
Parmi les thèmes majeurs et autres topoï qu’il exploite figurent la cryptographie, les clés, codes et autres symboles, des conférences sur des
sujets obscurs, les sociétés secrètes,
des lieux mythiques, des passages dérobés, des secrets anciens, les théories de la conspiration, l’histoire de la chrétienté, ce qui a eu
pour effets de déclencher des polémiques
autour de la vraisemblance de ses œuvres et de leurs prétentions. On a pu reprocher
à l’auteur d’exploiter des sujets prêtant souvent à controverse, et de faire
peu de cas de certaines réalités historiques ou ayant trait à l’histoire de
l’art. Dan Brown a répondu au sujet du Da
Vinci Code
qu’il s’agissait simplement d’un divertissement qui permettait
en outre d’ouvrir des débats d’ordre spirituel sur certains sujets, et pouvait
pousser chacun à explorer sa foi.

L’écrivain a par ailleurs pour
habitude de mettre en scène des femmes
brillantes et fortes
. Une technique narrative qu’il emploie consiste aussi
à plonger ses personnages dans des milieux dont ils ne connaissent rien. Ses
romans sont aussi connus pour faire visiter à ses lecteurs des villes
étrangères, souvent sous l’angle de l’histoire de l’art. On a souvent reproché à
Dan Brown d’avoir un style maladroit
mais ses lecteurs louent des romans qu’on peine à lâcher de par leurs intrigues haletantes qui se déroulent
sur vingt-quatre heures, et qu’on qualifie parfois de thrillers de plage.

Parmi ses influences, Dan
Brown cite
Douglas Hofstadter (Gödel, Escher, Bach), Fred
Wrixon (Codes Ciphers &
Other Cryptic & Clandestine Communication
), John Steinbeck (Des souris et des hommes), Shakespeare
(Beaucoup de bruit pour rien), le livre de l’artiste John Langdon
avec lequel il avait collaboré
pour un CD : Wordplay: Ambigrams and Reflections on the Art of
Ambigrams
, et James Bamford (The Puzzle Palace). Parmi ses livres préférés, il a
également cité Kane and Abel de Jeffrey Archer, Plum Island de
Nelson DeMille et The Elements of Style de Strunk et White.

 

 

« L’Église appelait sorcières toutes les femmes érudites et
mystiques, les prêtresses, les bohémiennes, les amoureuses de la nature, les
herboristes, ainsi que toutes celles « qui montraient un intérêt suspect
pour le monde naturel ». Les sages-femmes étaient également poursuivies et
mises à mort pour l’utilisation hérétique de leurs connaissances à des fins de
soulagement des douleurs de l’enfantement. Après tout, ces souffrances, arguait
le Vatican, n’étaient que le juste châtiment d’Ève, qui en consommant le fruit
de la connaissance du bien et du mal avait perpétré le péché originel. En trois
cents ans de chasse aux sorcières, cinq millions de femmes furent ainsi brûlées
sur le bûcher par l’Église. »

 

Dan Brown, Da Vinci Code, 2003

 

« Les Anciens seraient
consternés de voir aujourd’hui leurs enseignements dénaturés à ce point, de
voir la religion devenir ainsi le péage pour le paradis, ou des guerriers
partir en guerre en pensant avoir Dieu de leur côté. »

 

Dan Brown, Le
Symbole perdu
, 2009

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