Le Symbole perdu

par

La vengeance

La vengeance est également omniprésente dans le roman. On la retrouve surtout dans l’attitude de Mal’akh – qui soupire après une vengeance démesurée – envers Peter Solomon. Il se présente ici en redresseur de torts et nourrit le projet de punir Peter pour s’être rendu coupable du plus grand crime qu’on puisse commettre à ses yeux : dans le but de donner à son fils une leçon de morale, Peter a choisi de le laisser purger sa peine dans la prison où son existence dépravée l’a conduit. Andros Mal’akh lui reproche ainsi d’avoir abandonné son fils à la mort. Pour le punir, il monte un projet de vengeance machiavélique destiné à tout ôter à l’homme qu’il déteste.

         Bien que l’intrigue du roman dissimule longtemps les raisons de la vengeance de Mal’akh, il n’y a aucune ambiguïté quant à la haine qui l’anime. Il n’hésite pas à amputer la main du vieil homme qu’il a enlevé et s’adonne à de sinistres rites pour obtenir un pouvoir censé l’aider à parvenir à ses fins. Mais encore il n’éprouve aucun remords à tuer quiconque se dresse sur son chemin, et il n’hésite pas à modifier ses plans lorsque la possibilité se présente de nuire davantage à Solomon et aux siens. Il tente même – pour pousser encore un peu plus loin sa vengeance – de tuer Katherine, la sœur de Peter, comme il avait tué leur mère et s’était rendu responsable de la mort du fils de Peter : « Katherine Solomon allait mourir ce soir, dans les ténèbres du musée de son frère. Une fin appropriée. Il lui tardait d’annoncer sa mort à Peter Solomon. Dans le désarroi du vieil homme, Mal’akh trouverait enfin sa vengeance ». La haine de Mal’akh semble d’autant plus profonde et authentique qu’il multiplie par ailleurs ce qui constitue pour beaucoup des signes de réussite manifeste : de l’argent, des conquêtes féminines et du pouvoir. En dépit de cela, il a choisi de tout sacrifier dans le seul but de faire souffrir autant que possible Peter Solomon.

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