Le Tiers Livre

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Résumé

La préface s’adresse à la communauté de Diogène, « buveurs très illustres », et place le récit sous le signe de la fête et du comique carnavalesque. Elle raconte une anecdote de Diogène durant la guerre qui a eu lieu entre la Macédoine et Corinthe, et se termine sur une injonction à boire.

Dans le récit proprement dit, Pantagruel a conquis le pays de Dipsodie et y a amené la colonie d’Utopie. Il donne à Panurge le domaine de Salmiguondin. Celui-ci dépense son argent en festins, banquets et filles. Pantagruel ne se fâche pas mais lui dit que s’il continue ainsi, jamais il ne pourra devenir riche. Panurge fait alors l’éloge des dettes et des débiteurs. Selon lui, la dette est un phénomène naturel, puisque même le corps humain repose sur ce processus. Pantagruel ne se laisse pas convaincre.

Panurge annonce ensuite qu’il souhaite se marier et demande son avis à Pantagruel à ce sujet. Ce dernier délivre alors des opinions contradictoires, lui répondant qu’il est difficile de donner des conseils sur le mariage, et il cite Homère et Virgile avant de refuser de se prononcer définitivement. Panurge décide alors de prendre sa décision en jouant aux dés, mais Pantagruel lui rappelle que c’est illicite, et fait apporter les œuvres de Virgile. Il tente de les interpréter pour y trouver des informations sur le mariage de Panurge et se livre également à des pronostics. Ne parvenant à deviner, un autre moyen de divination est choisi. Pantagruel conseille à Panurge de prévoir l’heure de son mariage par des songes, et ils organisent un banquet.

Le lendemain, Panurge raconte ses rêves pour les faire interpréter. Pantagruel lui conseille d’en discuter avec une sibylle de Panzoust. Il se fera accompagner par Épistémon. Les deux hommes cheminent trois jours durant avant de parvenir à la montagne de la sibylle, d’où Panurge s’enfuit très effrayé et en renonçant finalement à se marier. La vieille le rattrape et lui dit que le sort de son mariage est écrit dans certains vers. Panurge comprend alors qu’il sera déshonoré par sa femme, ce qui confirme les pronostics virgiliens.

Puis Pantagruel lui conseille de demander les conseils d’un muet. Panurge consulte donc Nazdecabre, un sourd-muet de naissance. Celui-ci affirme que Panurge se mariera et que tout se passera bien avant la fête, mais un éternuement semble signifier que le mariage sera malheureux. Panurge, fâché, essaie alors de frapper le muet.

Pour éclaircir ses doutes, Pantagruel lui propose de poursuivre ses consultations ; c’est donc le vieux poète Raminagrobis qui est désormais sollicité. Celui-ci écrit un texte, puis leur demande de partir. Panurge, effrayé par cette nouvelle aventure, prend conseil auprès d’Épistémon, qui lui conseille d’aller voir Her Trippa sur l’île Bouchart. Panurge s’exécute, mais Her Trippa lui dit qu’il a la physionomie d’un homme cocu et diffamé, et lui annonce qu’il sera battu par sa femme. Panurge se met en colère et l’insulte.

Panurge s’adresse ensuite alors à Frère Jean, qui lui conseille de se marier joyeusement, et il se sent rassuré. L’oracle des cloches l’enjoint également à se marier. Frère Jean réconforte aussi Panurge sur sa peur d’être cocu.

C’est alors que Pantagruel décide de réunir un théologien, un médecin, un avocat et un philosophe pour venir en aide à Panurge. Les hommes lui conseillent de se marier. Toutefois, le médecin ne sait que répondre, et entame des réflexions d’ordre physiologique. Il déclare que le cocuage est naturel dans le mariage, et en propose un remède. Il démontre que les femmes sont attirées par les choses défendues, et raconte une anecdote. Panurge tente d’interpréter des ouvrages médicaux pour savoir la conduite à adopter. Le philosophe, quant à lui, trouve la question du mariage difficile et formule avec Panurge des hypothèses sur les deux choix qui s’offrent à lui. C’est alors que Gargantua arrive et fait servir à boire.

Pantagruel assiste ensuite au jugement du juge Bridoye, qui pour ce faire se sert de dés. Le juge explique comment il procède d’ordinaire pour diluer le procès avec des formalités inutiles. Pantagruel justifie les agissements de Bridoye en racontant une étrange histoire sur la complexité du jugement humain.

Ensuite, Panurge se fait conseiller par le fou Triboullet, mais Panurge et Pantagruel interprètent différemment les paroles du fou. Au total, auprès de toutes les personnes consultées, Panurge aura été confronté à la difficulté d’interpréter des propos pour le moins obscurs, beaucoup de ses interlocuteurs se gorgeant de paroles absurdes.

Les deux hommes décident alors de consulter l’oracle de la Dive Bouteille, dont la quête sera narrée dans LeQuart Livre. L’œuvre se termine sur le descriptif des préparatifs du voyage et un très long éloge du pantagruelion, herbe dont sont vantées toutes les qualités, et qui correspond au chanvre.

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