Le vieux qui lisait des romans d'amour

par

Un cadre environnemental à préserver

Luis Sepúlveda dédicace son ouvrage à la mémoire de Chico Mendes, son ami et grand défenseur de la forêt amazonienne. L’hommage est poignant, étant donné la fin tragique de Mendes, tué en 1988 par des mercenaires. L’auteur souhaite une prise de conscience, à travers Le Vieux qui lisait des romans d’amour, de l’importance de la protection de l’environnement qu’il décrit, et de ceux qui savent y vivre en harmonie, dont les connaissances ne doivent pas être mal considérées.

En effet, la destruction de la forêt amazonienne est représentée dans l’œuvre par les colons, qui voient en elle une opportunité de s’enrichir en y implantant de nouveaux espaces à cultiver, à défricher, où élever du bétail. Les chercheurs d’or y sont également nombreux ; ceux-ci s’attachent à déboiser de manière irrespectueuse, détruisant toute la vie de la forêt, dans l’espoir de tomber sur un filon : « Les colons, attirés par de nouvelles promesses d'élevage et de déboisement, se faisaient plus nombreux. Ils apportaient aussi l'alcool dépourvu de tout rituel, et par là, la dégénérescence des plus faibles. » Aussi, non contents de détruire le territoire des Shuars et des animaux de la forêt amazonienne, les colons sont incapables de respecter la tradition de ses habitants, et apportent en ces lieux leurs vices et leurs penchants particulièrement néfastes pour qui était resté jusque-là très proche de la nature. Au chapitre 6 Antonio se remémore une scène scabreuse à laquelle il a assisté :...

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