Les chevaliers de la table ronde

par

Lancelot

Lancelot est le chevalier de la table ronde par excellence. Son nom complet étant en réalité Lancelot du Lac, il s’avère être le fils adoptif de la Dame du Lac, Viviane, et du roi Ban de Benoïc. Il est également nommé Chevalier de la Charrette.

Les valeurs de courtoisie et de courage qu’il incarne lui valent le titre de meilleur chevalier de la Table Ronde, car au sein de cet ordre, on ne peut se distinguer autrement que par les valeurs chevaleresques et les vertus que l’on possède, ce qui explique cette sorte de gradation existante parmi les membres de celui-ci. De haute stature, le cheveu blond, athlétique et fort, rompu aux arts du combat et faisant preuve d’un courage égal à la finesse de ses traits, les dames se pâment sur son passage, et les chevaliers l’envient et l’admirent. Cependant, son physique d’éphèbe étant aussi pur que son âme et sa fidélité, il n’a d’yeux que pour la reine Guenièvre, laquelle lui rend son amour de manière aussi passionnée. Lancelot est donc sans cesse déchiré par le dilemme de la fidélité et de l’amour qu’il a jurés à son roi, et la passion qu’il voue à la femme de celui-ci. Ainsi, l’un des faits d’armes les plus reconnus de Lancelot dans l’œuvre de Chrétien de Troyes est le sauvetage de Guenièvre de la brute Méléagant, qui enlève la reine dans sa place-forte.

Cependant, toutes les épreuves que traversent Lancelot et qui lui confèrent son titre de meilleur des chevaliers ont pour unique but le sauvetage de la reine Guenièvre et l’accomplissement de toutes les péripéties qui en découlent. Ce n’est donc pas nécessairement la quête du Graal qu’il poursuit mais l’amour de sa belle, fidèle à celle-ci jusqu’au bout. Il n’évolue pas véritablement dans le roman, étant déjà présenté comme au sommet de sa gloire à la cour ; par exemple, sa victoire sur Méléagant ne fait aucune surprise.

Lancelot est ainsi, malgré son titre de meilleur des chevaliers, victime de la flamme qui l’habite. Certes, ses qualités répondent à toutes celles qui en font un chevalier idéal. Il n’en demeure pas moins mis en échec quant à la quête du Graal, car ses prouesses guerrières ne parviennent pas à venir à bout de la conquête de celui-ci. Ainsi, c’est notamment dans la version de Chrétien de Troyes qu’on différencie valeurs chevaleresques guerrières et valeurs chevaleresques morales nécessaires à la réussite de cette quête spirituelle.

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