Les chevaliers de la table ronde

par

Le merveilleux

Le merveilleux dans Les Chevaliers de la Table Ronde revêt plusieurs formes qui ont toutes pour fonction de séduire le lectorat, friand d’aventures extraordinaires.

Tout d’abord, les noms propres et les lieux de l’action possèdent tous leur pesant de lien avec l’imaginaire ainsi qu’une forte affiliation à la nature, cette même nature qui demeure si proche du culte celtique. Ainsi tous ces éléments du folklore breton païen créé une atmosphère unique qui continue à séduire à travers les âges. Comme nous le disions précédemment, les lieux prennent une valeur merveilleuse, tel le Château du Roi-Pêcheur (Perceval ou la Quête du Graal, Chrétien de Troyes), dans lequel Perceval assiste à une procession au cours de laquelle il aperçoit fugitivement le Graal. Le monde aquatique est fort de signification, que ce soit aussi bien le Lac dans lequel demeure Viviane, ou les nombreuses fontaines et étangs qui sont bien souvent associés à la divination, à la magie, ou à toute autre forme de merveilleux. Le royaume de Logres en lui-même détient son lot de créations merveilleuses, les géants y prolifèrent, tous comme les nains (celui qui, par exemple, est au service de Méléagant), et les figures féminines dépeintes par le poète sont souvent synonymes de magie plus ou moins dissimulée. Ainsi, si le caractère magique de Viviane et Morgane sont plus qu’affirmés, celui des demoiselles Laudine et Lunette, tout comme celui de Guenièvre par exemple, demeure flou et incertain mais néanmoins présent par leurs prédictions et la valeur prophétique et conseillère qu’elles semblent posséder.

Chez Chrétien de Troyes, on retrouve également une valeur importante accordée aux objets phares de cette...

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Dissertation à propos de Les chevaliers de la table ronde