Les liaisons dangereuses

par

Le genre épistolaire

La forme épistolaire, reposant sur une succession de centaines de lettres ordonnées en quatre parties contenant trois intrigues, balance entre continuité et fragmentation. Continuité d’une part car tous les personnages se connaissent ; les lettres, les destinataires s’entrecroisent et les intriguent se nouent étroitement. Continuité aussi de par les dates qui suivent une chronologie précise, et de par une simultanéité des sujets abordés de points de vue différents.

Le lecteur a une position privilégiée puisqu’il est au courant de toutes les intrigues, de tous les secrets, mais à distance. Il a donc une position dominante à chaque fois sur le destinataire. Continuité enfin car les lettres et l’œuvre en général posent le problème de la limite entre vérité et fausseté, entre réalité et fiction. Le genre épistolaire donne une impression de réel, mais demeurent des interrogations quant à l’aspect fictionnel.

Cependant on observe aussi une forme de fragmentation : les lettres sont alternées, créent un « découpage organisationnel » de l’œuvre. Il n’y a pas une linéarité complète, même dans les sujets abordés qui peuvent changer, des interludes étant parfois créés en plein milieu de la progression d’une des intrigues. 

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