Les liaisons dangereuses

par

La Marquise de Merteuil

La Marquise de Merteuil est le personnage principal du roman. C’est une femme forte, puissante, qui garde la maîtrise d’elle-même et des évènements en toutes circonstances. Elle a de nombreuses facettes, et incarne le libertinage absolu. Elle ne se considère pas comme une femme à sentiments, figure qu’elle juge trop naïve et sans raison, mais plutôt comme une femme capable de réfléchir, de se poser des questions, ce qui lui permet d’être à part, supérieure et en position de maîtrise.

Elle respecte une ligne de conduite, un code libertin qu’elle s’est fixé, et méprise ceux qui n’en font pas de même. Elle est passée par un long apprentissage de ce code : elle a appris à être curieuse des choses et de la sexualité, à dissimuler ses sentiments et ses humeurs, à manipuler et tromper ses prétendants, à toujours feindre et porter un masque afin qu’on ne puisse l’atteindre. Cette évolution a nécessité un long travail, un désir de s’instruire et de se démarquer.

Merteuil a aussi intégré l’art de la coquetterie, de l’apparat, et sait manifester une fausse pruderie pour charmer les hommes. Elle sait aussi jongler entre ses amants pour ne pas être découverte, et se rapprocher des autres et de leurs secrets pour mieux s’armer contre eux, acquérir la capacité de les faire chanter ou de les humilier par exemple.

Elle va mettre tout son savoir au service de l’intrigue, ici l’éducation de Cécile, et va affronter Valmont, seul homme qu’elle considère presque son égal, mais qu’elle traite avec condescendance. Elle désire le dominer et dominer à travers lui tout le sexe masculin. Mais à force d’intrigues et de manipulation, elle finit démasquée, conspuée, défigurée et exilée.

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