L’homme qui rit

par

Ursus

Ursus est l’homme qui recueille Gwynplaine et Dea et les élève, se chargeant de leur éducation. Il est décrit comme un personnage mystique et étrange, ne croyant pas aux mêmes valeurs que celles que la société habituelle défend, partageant sa vie avec Homo (« Homme »), un loup qui semble faire preuve à ses yeux d’une totale humanité.

Ursus est bateleur, médecin, ventriloque et avant tout montreur de loup. En effet, il parcourt les foires, l’animal excitant la curiosité des badauds. Cependant, il l’utilise majoritairement comme compagnon et ami – c'est une ombre indispensable –, et Ursus semble avoir créé leur couple en même temps que leurs personnages respectifs : en effet, ayant nommé le loup « Homo », il lui semble légitime de se doter lui-même du patronyme d’« Ursus », qui signifie « ours » en latin. Il existe ainsi une relation d’inversion entre l’homme et le loup : Ursus semble être plus animal que son compagnon canin : « Le loup ne mordait jamais, l'homme quelquefois. Du moins, mordre était la prétention d'Ursus. » En cela, il est capable de faire preuve de violence et de bestialité. Ce tempérament renvoie à son physique dont nous savons qu’il est semblable à celui de son pseudonyme, rustique et couvert de peaux de bêtes.

Décrit comme misanthrope, il choisit la profession de bateleur afin de se tenir éloigné de la civilisation, mais recueille toutefois de bonne grâce Gwynplaine et Dea, et développe une formidable affection pour eux. Il a également beaucoup de connaissances, et combine son savoir médicinal et son goût pour la poésie latine : « Il avait des recettes. Il guérissait les brûlures avec de la laine de salamandre, de laquelle Néron, au dire de Pline, avait une serviette. » Ainsi, il utilise lectures et sagesses afin de soigner le peuple, malgré cette apparente misanthropie. D’apparence cynique au premier abord, il est au fond un idéaliste qui représente la liberté et les espoirs d’un peuple tout entier.

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