Lunar Park

par

La relation père-fils

Dans de nombreux romans de Bret Easton Ellis, les parents occupent une place importante, et ceci est particulièrement vrai dans Lunar Park, roman qui se concentre sur la relation qui existe entre le père et le fils. À travers le récit, le lecteur partage le point de vue du fils hanté par son défunt père : hanté par les souvenirs de ce dernier, par les questions relatives au père qu’il se pose, et finalement par le fantôme de ce dernier.

Dès les premières pages du roman, le narrateur procède à une présentation exhaustive de la personne du père. C’est une biographie partielle qui est livrée au lecteur, et on ne peut s’empêcher de constater à quel point la relation père-fils définit le personnage. Les souvenirs du père sont accompagnés d’un malaise continuel et pesant, à tel point que lorsque la relation se dégrade au point d’empêcher toute communication, le héros s’en porte mieux :

« Lorsque je suis arrivé à Camden à l’automne 1982, mon père et moi avons cessé de nous parler, un vrai soulagement pour moi. Ce silence mutuel s’est prolongé jusqu’à la publication et au succès de Moins que zéro. Son attitude négative, désapprobatrice, à mon égard s’est alors métamorphosée, du fait de la popularité du roman, en un curieux acquiescement ravi qui n’a fait qu’aviver ma répulsion pour lui. Mon père m’avait créé, critiqué, détruit et puis, après que je m’étais réinventé, que j’étais revenu à la vie, il s’était mis à jouer le papa fier, vantard, et avait tenté de réintégrer ma vie, tout ça en l’espace de quelques jours, me semblait-il. »

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