Mémoires de mes putains tristes

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Résumé

Dans la ville colombienne de Barranquilla, un 28 août, à la veille de ses quatre-vingt-dix ans, le narrateur appelle une de ses anciennes connaissances, la tenancière de maison close Rosa Cabarcas, pour qu’elle assouvisse un caprice rendu urgent par l’approche d’une échéance qui semble accentuer d’un coup sa vieillesse : pour son anniversaire, il désire renouer avec une habitude qui l’a accompagné toute sa vie, en s’offrant une amante tarifée. Mais il y ajoute une exigence : la jeune fille avec laquelle il passera la nuit devra être vierge.

Homme gris et complexé, sans ambition et routinier, cet ancien professeur de latin et journaliste subsiste grâce à une modeste retraite ainsi qu’à la chronique hebdomadaire qu’il continue d’écrire pour le journal La Paz. Amateur de musique classique, il vit dans la maison coloniale que lui ont léguée ses parents, avec pour seule compagnie des livres. Afin d’améliorer son quotidien, il vend petit à petit un patrimoine familial de toutes façons condamné à disparaître avec lui. Loin des honneurs sociaux que lui vaut sa condition de mélomane lettré, il reconnaît avoir toujours vécu en parallèle une deuxième vie, celle d’un client habitué des bordels du quartier chinois. Pour honorer une promesse faite à sa mère sur son lit de...

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