No pasarán

par

Résumé

Éric, Andreas et Thierry, trois adolescents passionnés de jeux vidéo, font un voyage avec leur classe à Londres. Ils décident de rater une visite prévue et de partir à la recherche d’un magasin de jeux. Le destin, sous la forme d’une feuille de papier emportée par le vent, les mène jusqu’à une boutique des plus étranges. Là, les jeux dernier cri sont étonnamment vendus à petit prix, mais encore un étonnant vendeur leur ordonne de jouer à un jeu « avant qu’il ne soit trop tard », après avoir vu une vieille décoration militaire accrochée à la veste en cuir de leur ami Andreas – que ses deux amis n’avait jamais remarquée – et répété une phrase énigmatique : « ça ne finira jamais ». De retour dans le groupe, les trois camarades se font prendre mais cela leur est égal, et ils passent à travers la réprimande grâce à Elena, une réfugiée yougoslave qui est dans leur classe.

De retour chez eux, intrigués, les adolescents ouvrent le jeu, qui se résume à une simple disquette. Quand ils le mettent en marche, apparaît devant leurs yeux un jeu « trop réel pour être vrai ». Une voix sort de toute la pièce et leur donne les instructions d’« Expérience Ultime ». Finalement, chacun commence à y jouer de son côté et les adolescents s’aperçoivent que le jeu a quelque chose de réellement fantastique : le joueur est transporté dans l’univers du jeu et se bat pour de vrai aux côté de ses pions. Le jeu reprend d’ailleurs des guerres réelles, anciennes ou contemporaines – les enfants vivront ainsi « en direct » la bataille du Chemin des Dames de 1917, le bombardement de Guernica de 1937 et les rafles à Paris en 1942 entre autres.

Thierry et Éric ne tardent pas à se rendre compte de la dangerosité du jeu et des risques qu’ils prennent en y jouant. D’ailleurs, quand ils se blessent dans le jeu et qu’ils en ressortent, la blessure existe réellement dans la réalité. Thierry se retrouve à l’hôpital après une crise d’épilepsie, sans doute due au jeu. Ce n’est qu’une fois morts dans le jeu qu’ils en ressortent pour toujours et ne peuvent plus y entrer de nouveau.

Andreas, lui, se complaît de plus en plus dans ces combats, ne faisant plus la différence entre le jeu et la réalité. Il aime la violence jusque dans ses aspects les plus réels. Il provoque ses amis dans des combats auxquels il prend énormément plaisir, et il ne veut pas les écouter quand ils essaient de le convaincre du danger qu’il court en se laissant prendre de la sorte au jeu.

Parallèlement à cette histoire, le frère d’Éric, Gilles, rentre en permission de la guerre en Yougoslavie. Éric se trouve alors confronté à l’expérience de son frère, qui lui assure qu’il aurait aimé ne jamais partir à la guerre et voir ce qu’il a vu, qu’il peut comparer à sa propre expérience qui contenait les mêmes images. Elena, dont Éric est secrètement amoureux – mais qui finit l’histoire en couple avec Gilles –, appuie ce parallèle entre guerre virtuelle et guerre réelle, étant elle-même une réfugiée de la guerre de Yougoslavie. Elle aperçoit même son père dans le jeu à l’occasion d’une partie de Thierry.

Après la victoire d’Éric contre Andreas dans l’Expérience ultime, celui-ci s’isole totalement des autres. Il ressent à l’égard de ceux qui étaient ses amis des envies de meurtres, et une haine totale pour le monde en général. Il prévoit de commettre un attentat, mais alors qu’il joue une nouvelle fois à Expérience ultime, au lieu de se retrouver dans la peau du « méchant », il devient cette fois la victime, et incarne un Juif qui porte son nom au temps de la Seconde Guerre mondiale. On imagine que cette inversion des rôles le fera réfléchir…

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Résumé >