No pasarán

par

L’engagement de l’écrivain engagé

L’écrivain montre son engagement tout d’abord en faisant des descriptions très détaillées et réalistes de ce qu’il critique : les combats dans les jeux vidéo par exemple, ou encore l’attitude des adolescents et notamment d’Andreas face à ces jeux vidéo. Sa façon de décrire la violence et l’horreur des combats d’un ton neutre et descriptif signale la gravité du sujet.

L’auteur décrit plutôt négativement les jeux vidéo, n’hésitant pas à faire passer, de manière caricaturale, parodique voire satirique, leurs auteurs pour des gens dérangés, comme quand il écrit que les auteurs de Doom envoient un sac d’entrailles aux rédacteurs de journaux pour faire la publicité de leur jeu. Il montre aussi que les jeux vidéo peuvent provoquer des crises d’épilepsie, dont Thierry est victime.

L’auteur décrit avec force la guerre et comment elle détruit les hommes pour montrer la gravité de la situation dont doivent normalement se rendre compte les adolescents projetés dans la réalité du jeu vidéo. Il montre comment les adolescents, même confrontés à une forme de réalité frappante, mettent toujours de la distance entre les chose et eux, et ne se rendent pas toujours compte de ce qu’ils font, comme lorsque l’un d’eux, en tant que personnage dans le jeu, pense enrôler des soldats de moins de dix-huit ans, restant seulement attentif au caractère ludique du jeu sans plus de considérations morales. De même, il montre que les jeux vidéo, si l’on ne prend pas de recul, peuvent amener de la violence dans la réalité, à travers l’exemple d’Andreas qui ne fait plus la différence entre fictif et réel et souhaite tuer ceux qui étaient ses amis à la fin du livre.

L’auteur montre aussi son engagement lorsqu’il aborde des sujets de société, comme lors du discours du médecin Munier à Éric, qui dresse une comparaison entre la société actuelle et celle qu’il connaissait lorsqu’il était enfant, où les gens lisaient plus, les jeunes étaient davantage politisés. De plus l’auteur fait entrer l’histoire contemporaine dans l’œuvre pour tisser toujours plus de liens entre la réalité du lecteur et sa fiction qu’il veut la plus réelle possible, en utilisant pour cadre la guerre de Yougoslavie, tout à fait d’actualité au moment de l’écriture et de la lecture des premiers acquéreurs de l’ouvrage en 1996, les conflits des guerres en Yougoslavie ayant duré de 1991 à 2001.

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