Odes et ballades

par

Livre deuxième

Hugo relance le recueil par un poème qui parle de poésie. Dans « À mes odes », en effet, il s'adresse directement à ses odes qu’il personnifie, ou du moins animalise. À nouveau, il précise le statut particulier qu'il accorde au poète : le poète, plus qu'un autre homme, a la lucidité comme fardeau, et se doit de la partager avec l'humanité.

Comme il l'avait laissé entendre dans le premier livre, où il passait d'une destruction à une reconstruction, d'une mort à une naissance, Hugo a une vision cyclique de l’Histoire dans « L'Histoire », même s'il semble penser qu'un certain progrès serait à l'œuvre.

Dans le poème suivant, « La Bande noire », le poète a un premier mouvement de passéisme et pleure les ruines de lieux qu'il chérit, mais, dans un second temps, se rappelle que ces ruines appartiennent au passé et qu'il doit être un acteur du présent et, de fait, du futur. Toujours balancé entre passé, présent et futur, le poète évoque son père.

Dans les poèmes suivants, le poète peint le luxe d'un repas romain, compare l'histoire présente à l'histoire passée, relie l'histoire de France à l'histoire d'Espagne, célèbre la mémoire de ceux qui sont acclamés sur l’Arc de Triomphe de Paris, et pleure la mort de Mme de Sombreuil. Le poème qui termine ce second livre, « Le Dernier Chant », est un aveu d'échec : le poète retourne vers Dieu et avoue ne pas avoir réussi à remplir sa mission.

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Dissertation à propos de Odes et ballades