Oraison funèbre d'Henriette d'Angleterre

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Jacques-Bénigne Bossuet

Jacques-Bénigne Bossuet est un prédicateur et écrivain
français né le 27 septembre 1627 à Dijon. Issu d’une famille de magistrats, il
a été élève au collège des Jésuites de Dijon, puis au collège de Navarre à
Paris où il termine ses études à quinze ans en 1642 avec comme maître le
théologien Nicolas Cornet.

En 1652, il reçoit les ordres sacrés
après avoir avec succès passé les épreuves publiques qui ont suscité
l’attention et l’admiration du Grand Condé. Il est par la suite choisi comme
archidiacre de Sarrebourg, où déjà en 1648 il avait commencé à prêcher sous le
regard attentif du Grand Condé. Bossuet a très souvent été appelé à Paris pour
affaires concernant son diocèse ; il s’y est fait remarquer par ses
conversions de célèbres protestants et sa prédication, d’où sa bonne réputation
gagnée, grâce notamment à ses sermons et ses panégyriques des saints.

C’est en 1655 que son premier ouvrage, Réfutation du catéchisme du sieur Paul Ferry, ministre de la religion
prétendue réformée
, est publié.
Cette œuvre importante, fruit d’une controverse avec Paul Ferry, pasteur de
l’Église réformée de Metz, donne naissance à un échange passionné autour de
l’orientation idéologique de l’Église chrétienne. Jusqu’en 1670, il ne cesse de
prêcher à Paris et à quelques occasions en province. En 1669, il est sacré
évêque de Condom dans le Gers ; il renonce un an après à ce poste et
devient précepteur du Dauphin de France, fils du roi Louis XIV.

Entre les années 1670 et 1679, il compose pour son élève le
Dauphin plusieurs  livres  de grammaire ainsi que des ouvrages sur
l’histoire de France. Il écrit également des discours sur l’histoire du monde
jusqu’au règne de Charlemagne. C’est en 1671 qu’il fait son entrée à l’Académie
française.

Il fait supprimer l’histoire critique de l’Ancien Testament
écrite par Richard Simon, un oratorien et penseur adepte de la pensée
réformatrice et des nouveaux positionnements épistémologiques. Cette
suppression est due principalement à l’esprit rigoureux et traditionaliste de
Bossuet qui refuse ce nouveau courant de pensée qu’il considère comme
dangereux. En 1678, il met par écrit son long face-à-face avec Jean Claude,
pasteur de la communauté calviniste de Charenton ; cette conférence qui a duré
plusieurs heures a ainsi été publiée en 1682 sous la forme d’un ouvrage
controverse intitulé Conférence avec M.
Claude,
dénonçant les erreurs, selon Bossuet, de la Réforme.

En 1679 il donne une explication de tous les travaux qu’il
a faits pour son élève le Dauphin, à travers un ouvrage intitulé De institutione delphini. C’est en 1680
qu’il est commis aumônier de la Dauphine. Après cela, il est nommé évêque de
Meaux où il fait des sermons en faveur de l’union de l’Église.

En 1682, pendant le différent qui oppose le pape et le roi,
Bossuet se distingue comme l’un des plus ardents partisans des libertés propres
aux gallicans en rédigeant La Déclaration
des quatre articles
, proclamant la supériorité monarchique sur l’autorité
de l’Église catholique, exprimant la volonté autonomiste des autorités
religieuses françaises. Elle a donné lieu à d’intenses discussions et a par la
suite été adoptée par le clergé de France.

Ce n’est qu’en 1681 que Bossuet commence à faire la publication de la majeure partie de ses
ouvrages. Cette période de publication massive de ses œuvres s’étend de 1682 à
1704. Entre 1683 et 1687, il publie plusieurs ouvrages notables, comme Oraison funèbre de Marie-Thérèse, issue
d’une série d’une douzaine d’oraisons funèbres d’illustres personnalités de
l’époque.

Il faut aussi citer Catéchisme
du diocèse de Meaux
, ouvrage reflétant sa pensée catholique qu’il écrit
dans un but de conversion de fidèles
protestants.

Au cours des dernières années de sa vie, il combat madame
Guyon, célèbre mystique française prônant une certaine laïcité. Il combat
principalement ses dogmes mystiques se basant sur une vie religieuse intérieure
et une méditation détachée. Ces vues qui ont
influencé nombre d’aristocrates de l’époque ont été à la base des désaccords
observés entre lui et Fénelon, qui adhérait lui aussi à ces dogmes. Avec
l’appui du roi Louis XIV, de Mme de Maintenon et du cardinal de Noailles,
archevêque de Paris, Bossuet parvient à obtenir du roi la déchéance et l’exil
de Fénelon, alors évêque de Cambrai, profitant d’un conflit politique entre
celui-ci et Louis XIV. Après quatre ans de vives négociations, Fénelon qui
rédigea Explication des maximes des
saints sur la vie intérieure –
défendant madame Guyon et son idéologie –
est condamné, disgracié et banni de la cour. On blâme Bossuet d’avoir fait
preuve d’amertume et d’avoir utilisé ses relations dans la gestion de cette
affaire.

Les œuvres de Bossuet ont fortement influencé la pensée
catholique, et ont été une source importante de controverse à une époque où
l’idéologie réformatrice protestante est montante. Bossuet est aussi reconnu
comme un acteur politique très influent et un protagoniste du détachement de
l’Église catholique française de l’Église catholique universelle. 

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