Peau de chagrin

par

Utilisation du fantastique

Balzac introduit dans ce roman à tendance réaliste du fantastique : la première partie et la dernière encadrent en effet un chapitre réaliste, « La Femme sans cœur », de mystères d’un ordre irréel.

         La première partie s'empreint d'une atmosphère fantastique tout d'abord de par l'anonymat du jeune homme que le lecteur suit : le roman acquiert une dimension de conte merveilleux, si ce n'est que le décor est celui du Paris des années 1830. La figure cadavérique de ce jeune homme ancre plus profondément l'inquiétude propre au fantastique. Ce genre est comme on le sait marqué par l'apparition de l'étrange dans un quotidien réaliste. Or ici, la vie de la salle de jeu se suspend à l'arrivée de Raphaël, comme si le monde voyait naître en son sein une créature inquiétante qui annonce un bouleversement de la réalité. Fait suite à cette scène saisissante la description du cabinet de curiosités, lieu propice à la naissance d’une dimension fantastique, où l'amoncellement d'objets hétéroclites et uniques recèle dans l'imaginaire populaire des forces maléfiques ou – au moins – magiques. L'atmosphère fantastique inquiète donc le réel, introduit du doute et de l'étrange dans l'esprit du lecteur.

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Dissertation à propos de Peau de chagrin