Pelléas et Mélisande

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Résumé

Œuvre de Maurice Maeterlinck, Pelléas et Mélisande est une pièce de théâtre en cinq actes où l’on découvre l’amour qui naît entre Pelléas et la femme de son frère Golaud, Mélisande.

Pelléas et Golaud sont les fils de Geneviève, fille d’Arkel, roi d’Allemonde. L’histoire commence avec l’empressement de servantes qui exigent du portier qu’il les laisse entrer. Selon celles-ci, il est important qu’elles fassent un grand nettoyage car un grand évènement doit advenir prochainement. Et en effet, dans la forêt près d’une fontaine, Golaud tombe sur celle qui deviendra sa femme.

Alors qu’il s’est perdu durant une partie de chasse, il fait donc la rencontre d’une jeune femme en émoi. Il essaie de la calmer mais elle n’arrête pas de pleurer. Si Golaud est immédiatement tombé sous le charme de Mélisande, celle-ci, en revanche, n’accepte de le suivre que par crainte de la nuit qui commence à étendre son manteau noir sur le monde.

Par une lettre, Golaud annonce son mariage avec Mélisande vieux de six mois ; son frère, sa mère ainsi que son grand-père sont ainsi tous trois mis au courant de la situation. Geneviève craint la réaction du roi son père tandis que Pelléas pense prendre la route pour rejoindre son ami Marcellus gravement malade, ce qui lui a été annoncé par une autre lettre.

Néanmoins, le roi Arkel y oppose son refus et lui ordonne d’attendre la venue de Golaud et de sa nouvelle femme, car notons-le, il a déjà eu un enfant, du nom d’Yniold, d’un premier lit.

Mélisande, personnage d’un caractère enfantin qui extériorise souvent ce qu’elle ressent, à son arrivée, ne manque pas de faire part à sa belle-mère de ses impressions sur les lieux où elle vient vivre et où celle-ci vit depuis près de quarante ans maintenant. Le royaume est décrit comme un lieu sombre où la clarté ne pénètre pas assez.

Alors que Pelléas arrive auprès des deux femmes, il leur fait remarquer qu’une tempête se prépare pour la nuit. Au moment où Geneviève quitte le groupe pour aller s’enquérir de son petit-fils Yniold, Pelléas conduit Mélisande à la fontaine des aveugles, un endroit où il aime se rendre. Mais à force de vouloir jouer avec l’eau et sa bague, Mélisande la perd ; Mélisande s’en inquiète mais Pelléas la rassure.

Celui-ci a noté que midi a sonné lors de la chute de l’anneau et dans un autre endroit, à ce même moment, le cheval de Golaud « s’est emporté tout à coup » comme s’il avait flairé un danger. Golaud, alité à cause de sa mauvaise chute, est loin de se douter de ce qui est en train de se passer. Et même Mélisande ne semble pas vraiment le savoir non plus car quand son mari lui demande la raison de ses larmes, elle répond qu’elle est souffrante mais ne sait pas de quoi. Néanmoins, elle lui affirme qu’elle pourrait rapidement mourir si elle ne part pas du château avec lui car elle n’est pas heureuse dans cet endroit. Puis, elle finit par lui dire que Pelléas pourrait être pour quelque chose à son état, ce que son mari tente d’expliquer par le fait qu’il est triste à l’idée de perdre son ami souffrant.

Et alors qu’elle essaie peut-être d’éviter son beau-frère pour des raisons qu’elle ignore encore, son mari l’envoie avec lui retrouver son anneau qu’elle dit avoir perdu dans la grotte au bord de la mer. Mais il s’agit d’une entreprise difficile car la nuit est noire et il s’agit d’un royaume sombre où rien ne semble pouvoir s’apercevoir aisément.

Néanmoins, Golaud commence à avoir des soupçons et ceux-ci s’intensifient quand il surprend son frère « jouant » avec les cheveux de Mélisande sur la tour. Se contentant de les traiter d’enfants, le mari reste calme et avertit toutefois Pelléas de la fragilité de Mélisande qui pourrait être enceinte.

S’il est bref dans sa mise en garde à l’encontre de son frère, Golaud questionne longuement son fils au sujet de la relation entre Pelléas et Mélisande. Et c’est ainsi qu’il apprend qu’ils se sont embrassés, un jour, un soir de pluie.

Il juche son fils sur une de ses épaules pour surveiller Mélisande qui se trouve dans sa chambre avec Pelléas. Sans que le mari sache ce qui se dit, les deux amants sont sur le point de se donner rendez-vous une dernière fois.

Plus tard, Mélisande se trouve avec Arkel quand Golaud arrive, furieux de ce qu’il vient d’apprendre, dégoûté par le seul fait que sa femme le touche, ce que son grand-père n’arrive pas à comprendre.

Quant à Mélisande, la scène qui vient de se passer entre elle et son mari ne l’empêche pas de rejoindre Pelléas et c’est ainsi que Golaud les voit en train de s’embrasser alors qu’ils n’ignorent pas qu’il les épie. Fou de jalousie, il met à mort son frère et poursuit sa femme en silence.

Plus tard, alors qu’elle a accouché d’une petite fille et qu’elle est sur le point de rendre l’âme, Mélisande accorde son pardon à son mari tout en lui avouant qu’elle a aimé Pelléas mais qu’ils n’étaient pas coupables. À Golaud qui est triste et qui lui dit qu’il l’a toujours aimée, qu’il l’aimait tant, qu’il l’aimait trop, elle laisse en héritage cette petite fille qui, selon les mots d’Arkel, doit vivre à son tour.

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