Pelléas et Mélisande

par

Golaud

C’est le petit-fils d’Arkel, vieux roi d’Allemonde (pays imaginaire de l’œuvre) qu’il craint plus que tout : « Mais j’ai peur d’Arkel, malgré toute sa bonté. » Comparé à Pelléas, Golaud est un peu plus âgé, il aime son demi-frère d’un grand amour : « mon cher Pelléas, toi que j’aime plus qu’un frère ». Au début de la pièce, Golaud est présenté comme un homme romantique et sensible, sans doute à cause des circonstances touchantes dans lesquelles il rencontre Mélisande. Il s’adresse à elle avec tendresse, essayant de la réconforter, elle qui paraît inconsolable : « N’ayez pas peur vous n’avez rien à craindre. Pourquoi pleurez-vous, ici, toute seule ? »

 Mais cette douceur initialement présentée est diamétralement opposée au caractère que Golaud démontre plus tard, et ceci à l’égard de la même femme. Lorsqu’il découvre qu’elle a une aventure avec Pelléas, Golaud ne cache pas sa rage et attaque son épouse avec bestialité, la traînant par les cheveux et la forçant à le suivre : « Vous allez me suivre à genoux ! À genoux devant moi ! Ah ! Ah ! Vos longs cheveux servent enfin à quelque chose. »

Ainsi Golaud dans sa diversité illustre-t-il l’ambiguïté de la nature humaine. 

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