Pleine lune

par

Le meurtrier

Âgé de seulement vingt-trois ans, ce jeune homme sansparents est élevé par ses grands-parents et vit grâce au travail de poissonnierdans un marché. L’odeur du poisson est par ailleurs pour lui une véritableobsession ; l’auteur nous décrit avec quelle détermination l’homme estprêt à ôter cette odeur qui l’insupporte et lui fait honte, il est questiond’une eau « si chaude que les mainsde personne d’autre ne pourraient le supporter, mains qui frottent et usent lesavon et le font mousser et qui une fois rincée sont devenue rouges et gonflée,d’une couleur de carapace de crustacé cuit ». Cette odeur participe àson mal-être général : timide, réservé, mal dans sa peau, impuissant, ilhaït le monde entier. En violant et tuant la petite Fatima, sans se fairearrêter, il comprend qu’il possède un pouvoir. Enfin il se sent puissant et ala sensation de prendre sa revanche sur le monde : « S’il le veut, si ça le prend comme une enviede pisser, il peut faire la première chose qui lui passera par la tête et il nelui arrivera rien. » Mais cette sensation grisante s’estompe et ildoit accomplir un nouveau crime pour retrouver ce sentiment d’impunité.

L’auteur nous présente ici un homme sans scrupules, ignoble,qui va trouver du réconfort dans le viol et le meurtre de jeunes filles, parceque ce sont les seules personnes avec lesquelles il ne se sent pas menacé ourabaissé. Très vite, le lecteur prend ce personnage en horreur et se glisserdans sa tête, au fil des chapitres qui lui sont dédiés, devient un supplice.Inexorablement, le lecteur avance et suit le cheminement des pensées et desactes de ce monstre avec un sentiment d’impuissance.

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