Quand j'avais cinq ans je m'ai tué

par

Gilbert Rembrandt

Surnommé Gil, il est le personnage principal et aussi le narrateur. Il raconte l’histoire à un enfant autiste de l’institution correctionnelle dans laquelle il a été interné. Mais avant d’y être « emprisonné » il vivait avec sa mère, son père et son frère Jeffrey, et tous les quatre composaient une famille tout à fait normale. Il a aussi une amie à l’école dont il tombera amoureux et son meilleur ami appelé Tinias. Gil le considère comme son « frère de sang ».

Bien que Gil soit un garçon de huit ans très intelligent, il a parfois, des crises de colère incontrôlables, couplées à des épisodes où il se parle soit tout seul, soit à une personne qui n’est visible qu’à lui. Son caractère et son comportement dans l’institution font penser à un type de schizophrénie.

De plus, Gil utilise beaucoup dans ses expressions – et ceci d’une manière récurrente – le mot « tuer », à croire que c’était divertissant pour lui de commettre ces fameux crimes insignifiants, ou même d’y penser. En voici certaines instances :

– Lorsque la maîtresse punit Tinias pour n’être pas venu devant toute la classe après en avoir été ordonné, Gil fait preuve de loyauté envers son ami et menace de « tuer » la maîtresse si jamais quelque chose arrive à son meilleur ami ;

– Lors d’un pique-nique, après l’école, où il se refugia sur l’arbre, il déclare qu’il était en train de consommer le déjeuner qu’il avait lui-même « tué » ;

– A plusieurs instances pendant son séjour aux Pâquerettes il répète (lorsqu’on le contrarie) qu’il va « tuer » quelqu’un.

Pour un enfant de son âge, l’usage abusif et répétitif d’un verbe aussi agressif pourrait nous faire soupçonner une psychose camouflée, qui influencerait cette personnalité du narrateur et le remplirait d’amour envers des êtres qui lui sont identiques (Tinias et Jessica).

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Gilbert Rembrandt >