Ravage

par

Le retour à la terre

Après la catastrophe, les personnes que François guide vers son milieu natal, à la campagne, aspirent toutes à la même utopie : un retour à la terre, une vie dans laquelle le rapport de l’homme à la nature serait reconsidéré et l’humain replacé à sa juste valeur au sein du monde. Les excès et les démesures qu’a engendrés l’abus de l’électricité, et la dépendance totale des humains à celle-ci doivent désormais être remis à plat afin de redonner de la valeur aux sens de l’homme, pour qu'on sache à nouveau respecter et vivre de cette terre que nous pouvons toucher, sentir, voir, et non pas en se fourvoyant dans des illusions qui ne peuvent être que néfastes. Ainsi, il semblerait qu’en prônant une vie en accord avec la nature, la tentation de l’excès serait tout à fait abolie, et la vie ne pourrait en être que meilleure. L’homme doit donc d’abord faire preuve de modestie quant à ses prérogatives de possession : « [Il est défendu] à un homme de posséder plus de terre qu’il n’en puisse faire le tour à pied du lever au coucher du soleil, au plus long jour de l’été ». Ainsi, un homme doit pouvoir s’occuper de sa terre, lui et lui seul, en ne dépendant de personne, et pour cela, la terre dont il a la charge doit être à la mesure de cette personne.

De plus, le sens de l’effort que prône François, et la valeur du travail accompli, prévalent sur tout, car cette terre cultivée avec amour et patience doit à elle seule fournir tout ce dont l’homme a besoin pour vivre. En effet, l’argent et le commerce sont prohibés afin que chacun soit obligé de travailler la terre...

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