Robinson Crusoé

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Résumé

La Vie et lesAventures étranges et surprenantes de Robinson Crusoé,plus connu sous le titre abrégé de RobinsonCrusoé, est un roman en deux tomes inspiré de l’histoire réelle du marinécossais Alexander Selkirk. Robinson Crusoe,l’œuvre originale en langue anglaise est publiée par Daniel Defoe en 1719. Latraduction, que nous utilisons dans le cadre de ce résumé, a été effectuée parPetrus Borel et paraît en 1836.

 

Le roman s’ouvre sur la jeunesse de Robinson Crusoé. C’estle héros qui est le narrateur de sa propre histoire. Il parle ici de larencontre de ses parents, sa naissance, sa famille (il est le dernier filsd’une fratrie de trois garçons), son enfance, sa jeunesse. N’ayant pas acquisde formation professionnelle, il n’exerce aucun métier, contrairement à sesaînés. Le jeune bourgeois décide un jour de s’en aller, délaissant la carrièred’avocat à laquelle le destinait son père. Il embarque sur le bateau d’un amiet essuie très tôt sa première tempête, au cours de laquelle il manque deperdre la vie. Le héros est conscient que son père, très pieux, serait trèsheureux de le revoir sain et sauf. Même son ami lui demande de rentrer et voitleur naufrage comme un avertissement de Dieu au jeune homme. Mais le choix deRobinson est fait, il est décidé à mener une vie d’aventures. Au lieu deretourner à Hull, le rescapé choisit d’être amené à Londres.

Peu de temps après leur arrivée à Londres, Robinson se fait « marchandde Guinée ». Son ami décède lors de leur première expédition en Afrique, àson plus grand désarroi. Il devient alors membre d’équipage d’un bateaumarchand et se lie d’amitié avec son capitaine. Celui-ci est un homme honnêtegrâce auquel le héros multiplie allègrement la somme modeste qu’il avait engagédans l’affaire. Il apprécie la compagnie de son nouvel ami auprès duquel ilapprend beaucoup. Alors que leur navire se trouve entre les îles Canaries et lacôte d’Afrique, ils sont attaqués par un corsaire turc appartenant aux Maures. Robinson,avec le reste de l’équipage encore vivant, est fait esclave. Le capitaine ducorsaire garde Robinson, dont il apprécie la jeunesse et l’habilité, près delui. Le héros est amené à vivre chez le capitaine et ne rêve que d’une seulechose : repartir sur les mers en homme libre.

Deux années plus tard, Robinson et un jeune Maure (chrétien)font une tentative infructueuse d’évasion. Suite à cet évènement, le capitainefait construire un canot de plaisance destiné à la pêche, où il ne se rendjamais sans Robinson, habile pêcheur. Celui-ci finit par s’évader avec un jeunegarçon nommé Xury qui lui jure fidélité et loyauté. Dans leurs aventures, lesdeux compères croisent un peuple de Noirs nus qui leur offrent de la viandeséchée et du grain. Xury et Robinson ayant refusé de mettre pied à terre etn’ayant rien à offrir en retour ne peuvent accepter les présents. C’est alorsque deux léopards surgissent des montagnes et se dirigent vers l’eau. L’und’eux, s’étant approché de l’embarcation du héros, est abattu à coups de mousquets.Robinson demande aux autochtones la peau de l’animal et de l’eau. Ilss’exécutent et lui apportent aussi d’autres présents.

Le héros repart avec Xury et ils croisent bientôt un bateaueuropéen ; le capitaine, d’origine portugaise, les conduit gracieusementau Brésil. Il rachète aussi son canot à Robinson ainsi que Xury. Robinsonn’accepte de vendre le jeune garçon qu’après la promesse du capitaine de luirendre sa liberté dix années plus tard. Au Brésil, Robinson apprend à cultiverla terre et possède bientôt sa plantation. Il se lie d’amitié avec lepropriétaire de la plantation voisine, un Portugais d’origine anglaise nomméWells. Après deux années d’agriculture de subsistance, les deux amis entamentla culture du tabac et de la canne-à-sucre. Ils manquent cruellement demain-d’œuvre et Robinson regrette de s’être séparé de Xury. Il parle à sesconfrères planteurs de la traite négrière qui fait rage en Guinée. Des esclavesnoirs peuvent y être achetés à vil prix ou en échange de babioles. D’un communaccord, ils envoient Robinson acquérir de la main d’œuvre pour leursplantations. Il accepte à condition que ses confrères reconnaissent légalementdevoir s’occuper de sa plantation en son absence. Avant d’embarquer pour cetteexpédition, Robinson rédige un testament qui fait du capitaine portugaisl’administrateur de ses biens. S’il venait à disparaître, celui-ci devrait conserverune moitié des biens et renvoyer l’autre à la famille de Robinson enAngleterre. En route pour le Brésil, le bateau du héros essuie successivementdeux tempêtes ; il est l’unique survivant et échoue sur une île. Robinsonemporte avec lui deux chats qui se trouvaient à bord et le chien de l’équipagele rejoint sur l’île à la nage.

Au bout d’une dizaine de jours sur l’île, Robinson se ditqu’il perdra assez vite la notion du temps et il plante une croix indiquant sadate d’arrivée sur l’ile : le 30 septembre 1659. Il entame aussil’écriture d’un journal qu’il date et à l’intérieur duquel il s’attèle àrelater chacune de ses journées, ses réflexions, ses activités. Il commence laconstruction d’une habitation qu’il ne termine qu’une année plus tard, faute dematériaux. Le bois utilisé vient des débris du bateau qui étaient lourds àtransporter et difficiles à façonner. Il survit quelque temps grâce aux vivres trouvésau milieu des débris du bateau. Un orage menace d’inonder son habitat, ce quile pousse à creuser une rigole. Son habitation se trouve sous une montagne etl’île est en proie aux tremblements de terre. Il décide donc de la déplacer. Ilse trouve si bien installé qu’il a grand-peine à se décider à déménager.Seulement, le désir de survivre prend le pas sur l’importance du confort et aubout de nombreux jours de réflexion, il entame la construction d’une tente ceinted’un mur.

Quelque temps après, Robinson tombe malade et craint pour savie. Il prie Dieu, ce qui ne lui était pas arrivé depuis cette première tempêteessuyée en mer. Il est souffrant et très fébrile et n’ayant plus de vivres, ils’arme de son fusil. Il tue une chèvre et en grille quelques morceaux qu’ilmange, à regret. En effet, il aurait préféré les bouillir mais il n’a pas demarmite. Le lendemain, sa fièvre s’accentue. Il est complètement déshydraté etimplore de nouveau la clémence de Dieu. Il finit par s’endormir. À son réveildans la nuit, il est sujet à des hallucinations et voit Dieu qui vient le tuerà coups de lance, le réprimandant de ne s’être jamais repenti. Le héros s’enveut de n’avoir jamais estimé à leur juste valeur toutes les grâces dont ilavait bénéficié jusque-là. Il se met donc résolument à lire la Bible. Bienqu’il trouve un peu de réconfort dans les Saintes Écritures, il se pose bientôtplusieurs questions sur la création, les actes de Dieu, les raisons de sonsort… Aussitôt qu’il les pose, il craint de devenir blasphémateur. Son espritest tourmenté, il est triste et pensif.

La saison sèche arrive et Robinson l’emploie d’abord à laconstruction de son nouvel abri. Son désir d’explorer l’île l’emporte cependantet il prend avec lui les restes de ses vivres, son chien et entame son exploration.Il se rend compte que le côté de l’île à l’opposé de celui qu’il habite estplus agréable. Il y découvre des perroquets et en capture un, qu’il réussira àfaire parler des années plus tard. Il trouve aussi des lièvres, des renards, denombreuses espèces d’oiseaux, notamment des pingouins. Il plante une grandeperche comme point de repère avant de retourner à son habitation d’où il s’estabsenté un mois.

Deux ans déjà qu’il a échoué sur cette île… il fêtedignement ce deuxième anniversaire et rend grâce à Dieu d’être encore vivant. Unjour alors qu’il commence à perdre espoir, il ouvre la Bible à un passage quile ragaillardit. Il est bientôt à cours d’encre et ne peut poursuivre sonjournal. Le soleil lui donne des migraines et il décide de recommencer à sevêtir. Comme il conservait les peaux des bipèdes qu’il tuait, il en utilise unepartie pour se confectionner des vêtements. Il plante du blé et fait uncalendrier des saisons. Il fabrique de grandes corbeilles pour conserver songrain et un panier pour la viande. À son grand désarroi, il se rend compte quesa poudre, récupérée sur les débris du bateau, s’amenuise considérablement. Ilest inquiet car c’est grâce à elle qu’il tue les animaux et reconstitue sesréserves. Au cours de la troisième année, il attrape une petite bique et enfait son animal de compagnie. Il espérait la faire se reproduire mais ne parvientpas à attraper de mâle. Il ne peut se résoudre à la tuer et l’animal finit parmourir de vieillesse.

Onze ans déjà que le héros est sur l’île. Il n’a presqueplus de poudre et décide de piéger les animaux. Ses pièges ne sont pas solides,faute de matériel, et les bêtes en réchappent facilement. Il finit par confectionnerdes trappes. La méthode d’abord infructueuse finit par porter ses fruits et unmatin, Robinson y recueille un énorme bouc ainsi que trois chevreaux (un mâleet deux femelles). Il relâche le bouc et garde les chevreaux. Il lesapprivoise, construit un enclos et les élève. Un an plus tard, il a un troupeaude douze bêtes. Il est heureux et un matin, alors qu’il se balade sur son île,il est surpris de voir dans le sable l’empreinte d’un pied nu. Il jette desregards au loin et ne voit personne. Robinson est pris d’épouvante et court seterrer dans son « château » tel qu’il l’a lui-même baptisé. Il a peurqu’il s’agisse de cannibales et s’endort chaque jour avec la crainte de ne passe réveiller le lendemain.

Alors qu’il se promène sur l’autre côté de l’île, ildécouvre un cimetière humain jonché de crânes et des ossements de ceux quiavaient sûrement servi de repas à des cannibales. Il comprend alors la chancequ’il a eu d’échouer de son côté de l’île. Plus que jamais apeuré, il se terredans son château pendant au moins deux ans. Il finit par sortir de chez lui,convaincu qu’il ne risque plus rien. Une pensée l’obsède : tuer descannibales en plein milieu d’une de leurs ripailles et libérer leursprisonniers. Il choisit un lieu parfait pour une embuscade et prépare sesmousquets. Pendant des mois il hésite et abandonne presque jusqu’à l’idée mêmede tuer des cannibales.

Déjà vingt-trois années passées sur l’île. Il découvre unecaverne, l’aménage et y fait des visites régulières. Il est heureux mais n’apas oublié les « Sauvages », comme il les appelle. Un matin dedécembre de cette vingt-troisième année, alors que Robinson se rend à seschamps pour moissonner, il aperçoit, à distance, des cannibales sur son côté del’île. Tout d’abord effrayé, il se ressaisit et rentre chez lui s’armer de sesmousquets et pistolets. Il revient à son point de départ et compte au moinsneuf cannibales assis autour d’un feu, préparant probablement un festin. Voyantleurs pirogues amarrées il se ravise, ne tire pas et se remet à moissonner.Comme il l’avait pensé, les cannibales finissent par s’en aller. Il se rendalors à son premier point d’embuscade et se retrouve face aux traces du récentfestin des cannibales : du sang, des troncs d’hommes… Son obsessionredevient vive et son seul dessein devient de tuer ces mangeurs d’hommes.

La saison pluvieuse arrive et quinze mois passent sans queRobinson ne voie d’empreintes ni de restes de repas. Un soir, il entend descoups de canons et se dit qu’il s’agit d’un bateau ; il allume un feu dedétresse qui brûle toute la nuit durant. Au lever du jour, il aperçoit quelquechose au loin. Il nage jusqu’à cette chose et se rend compte, à son grand dam,qu’il s’agit de la carcasse d’un bateau. Il récupère les vivres.

Vingt-quatre ans déjà qu’il vit en solitaire sur son île.Une nuit de mars, après maintes réflexions, il réussit à s’endormir et fait unrêve prémonitoire. Il voit deux canots sur le rivage et onze« Sauvages » sur le point de tuer et manger un autre Sauvage. Il voitque ce dernier réussit à s’enfuir et il lui porte secours. Il finit par seréveiller et il est déçu de constater qu’il ne s’agissait que d’un songe. Il semet en quête de potentiels cannibales qu’il pourrait assujettir afin qu’ilsl’aident à quitter enfin cette île. Une année et demie s’écoule sans résultat.Un matin, alors qu’il se promène, Robinson aperçoit au loin cinq canots avec aumoins trente cannibales traînant deux malheureux. Un est abattu et l’autreréussit à s’enfuir et se dirige droit du côté de l’île de Robinson. Celui-ci,tout d’abord très effrayé, finit par le secourir et à le sauver des deuxcannibales qui s’étaient mis à sa poursuite. Le héros estime que le jeune hommequ’il vient de sauver pourrait avoir vingt-six ans. Il le nomme Vendredi, jourde la semaine où il lui a sauvé la vie.

Robinson apprend à Vendredi à parler et ensemble, ils construisentune embarcation, près de la mer, pour quitter l’île. Au cours d’une de sesexpéditions autour de l’île, Robinson voit à travers sa lorgnette vingt-et-uncannibales sur le point de tuer trois hommes pour leur festin. Il retourne prèsde Vendredi qui, ragaillardi par le « rum »que son maître lui a tantôt donné, accepte d’aller combattre avec Robinson. Ilssauvent un Espagnol nommé Christianus, qui se bat à leur côté. Bilan de l’assaut :dix-sept morts, quatre sauvés. Robinson et Vendredi veulent poursuivre lesquatre fuyards, entrent précipitamment dans un des canots où ils trouvent, àleur grande surprise, un Sauvage pieds et poings liés. Ils le libèrent etVendredi se rend bientôt compte, au comble du bonheur, qu’il s’agit de sonpère.

Le travail avance plus vite à quatre et la largeur del’embarcation est bien évidemment doublée. Robinson souhaite aussi agrandir sontroupeau de chèvres, et il s y attèle aidé de Vendredi et de Christianus. Laquantité des récoltes des quatre hommes est impressionnante. Robinson envoiedonc l’Espagnol, accompagné du père de Vendredi, à la rencontre des marins quiavaient échoué sur l’île en même temps que lui. Christianus ayant appris àRobinson que ses anciens compères pratiquaient le troc avec les cannibales, cedernier souhaite à présent que l’Espagnol emporte une partie de leur récolteafin d’acquérir quelques objets utiles. Les deux hommes partent à bord d’un descanots des cannibales qui avaient manqué de les tuer.

Huit jours après leur départ, Robinson est réveillé parVendredi qui lui crie qu’ils sont revenus. Le héros sort et se rend vite comptequ’il ne s’agit pas du canot de leurs compagnons. Il demande à Vendredi de secacher. Il s’agit d’une embarcation anglaise et Robinson est rempli desentiments mitigés. Il distingue en tout onze hommes à bord. L’embarcation contientune chaloupe où se trouvent trois prisonniers. L’un d’eux est le capitaine dubateau, contre lequel son équipage s’est mutiné. Le deuxième est son secondtandis que le troisième est un passager. Robinson apprend ces informationsquand ils se rapprochent des prisonniers, abandonnés là sur la plage pour ymourir. Une partie des mutins se trouve encore sur l’île et avec les armes queRobinson leur a donnés, le capitaine et son second tirent sur les mutins. Ilsen tuent un et blesse un autre. Bien qu’ayant les autres en joug, le capitainedécide de les épargner s’ils montrent du repentir, l’aident à reprendre la têtede son bateau et promettent de ne plus jamais le trahir. Ils acceptent. Étantdonné que vingt-six mutins se trouvent encore à bord du bateau, le capitainen’est pas sûr de retrouver son autorité. À l’aide de stratagèmes et àgrand-peine, Robinson réussit à le faire récupérer les commandes de son bateau.L’heure de sa libération est arrivée et le héros, après plusieurs minutesd’étourdissement, récupère ses esprits et pleure de joie. Le capitaine luioffre de nombreux présents. Tout est prêt pour son départ mais Robinson demandeau capitaine une dernière nuit sur l’île. Robinson enseigne par ailleurs aux chefsdes mutins qui vont demeurer sur l’île tout ce qu’il y a appris. Il leur confieson troupeau, son habitation, ses récoltes, ses armes, ses semences, etc. et leurfait promettre de se familiariser avec Christianus et ses compères lorsqueceux-ci reviendraient. Il laisse d’ailleurs une lettre à leur attention.Robinson quitte son île le 19 décembre 1686. Il y a passé 28 ans, 2 mois et 19jours. Il arrive en Angleterre le 11 juin 1687.

 

Le second tome débute à son arrivée en Angleterre. Une fois dansson pays natal, Robinson prend des nouvelles de sa famille et il est affectépar la situation difficile que traverse son intendante, devenue veuve pour laseconde fois. Il l’aide du mieux possible en reconnaissance des soins qu’ellelui a prodigués quand il était enfant. Il se rend ensuite dans le Yorkshire etdécouvre qu’il ne lui reste pour toute famille que deux neveux et une nièce.Son père, le croyant mort, ne lui a rien légué, et le héros se retrouve trèsvite à cours de ressources. Mais le capitaine anglais qu’il a récemment aidélui montre encore une autre marque de gratitude. Grâce à lui, Robinson seretrouve à la tête de deux cents livres. Après avoir longuement réfléchi, lehéros décide de se rendre à Lisbonne pour s’enquérir de son vieil ami, lecapitaine portugais qu’il avait fait administrateur de ses biens, ainsi que dela situation de sa plantation au Brésil. Il arrive à Lisbonne au mois d’avrilde l’année suivante. Vendredi, toujours aussi fidèle, l’accompagne dans toutesses expéditions.

Le capitaine a beaucoup vieilli et c’est son fils qui arepris ses affaires. Il ne reconnaît pas tout de suite Robinson mais s’ensouvient sans peine lorsque le héros lui rafraîchit un peu la mémoire. Après lerécit de son ami, qui lui fait un état des lieux de ses biens, Robinson décidequ’il ne veut plus prendre la mer et ne trouve pas urgent de se rendre auBrésil. L’honnête vieil homme lui remet de l’argent, mais la somme estincomplète. Le capitaine y ajoute des titres de propriété en compensation.Robinson est si touché par l’honnêteté et la générosité sans faille de sonvieil ami qu’il décide de ne pas prendre la totalité de la somme et lui en remetune partie. Avec l’aide de son ami, Robinson établit une attestation dûmentlégalisée signifiant qu’il est encore en vie. Les documents nécessaires sontexpédiés au Brésil et lorsque tous les biens accumulés au cours de son absencelui sont retournés, le héros se retrouve à la tête d’une fortune. Il est siheureux qu’il manque défaillir de bonheur.

Après Lisbonne, Robinson passe par l’Espagne et se rend àPampelune. Le froid glacial qui y règne contraste grandement avec les climatstropicaux auxquels il s’est habitué. Vendredi est d’ailleurs très effrayé à lavue de la neige, qu’il n’a bien entendu jamais connue. Après Pampelune, qu’ilquitte le 15 novembre, le héros embarque pour Bordeaux, en passant parFontarabie. Au cours de leur périple, Vendredi affronte un ours. Après la France,Robinson retourne vers l’Angleterre. Il arrive à Douvres le 14 janvier. Ilretourne chez lui et son intendante, infiniment reconnaissante, se fait saconseillère et ne veut plus le voir repartir. Il veut s’en aller vers Lisbonneet le Brésil mais repense à la religion qu’il a un peu délaissée. Assailli pardes scrupules, il reste en Angleterre et réussit à vendre sa plantation. Sonesprit aventurier demeure cependant intact. Il continue de penser au Brésil, àson île, aux Espagnols et aux mutins qui doivent y vivre. Il suit les conseilsde son intendante et pendant sept années, il n’envisage pas de partir pourl’aventure. Au cours de ces années, il prend ses deux neveux sous satutelle : il élève l’aîné en gentleman et il confie le cadet à uncapitaine de navire. Il trouve son jeune neveu très brave. Il lui achète donc unbateau et l’envoie voguer sur les mers.

Robinson en parallèle se marie et a trois enfants (deux filset une fille). Sa femme décède ensuite et son neveu marin revient après uneexpédition fructueuse en Espagne. Ces évènements font renaître en lui le désird’aventures. En 1694, il embarque à bord du navire de son neveu en tant quesimple négociant. Il visite bientôt son île devenue une colonie prospère grâceaux Espagnols. Il y reste une vingtaine de jours et fait don à ses amis denombreux présents apportés d’Angleterre. Il procède également au partage del’île et se rend au Brésil pour y chercher des habitants pour sa colonie. Lereste des aventures de Robinson Crusoé est surtout marqué par le décès deVendredi. Le héros se montre très affecté par la perte de ce serviteur loyal.

 

Robinson Crusoé, le jeune bourgeois qui a tourné le dos auxétudes et fait le choix d’une vie d’aventures, en aura vécu des centaines plussurprenantes et étranges les unes que les autres. Tantôt chrétien, tantôtfataliste, parfois même existentialiste, il illustre surtout fort bien ceproverbe : « À cœur vaillant, rien d’impossible ».

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