Robinson Crusoé

par

Le capitaine portugais

Contrairement à Vendredi, il n'existe pas de description physique de cet homme. En revanche, il en est fait un véritable éloge moral.

Cet homme passe pour être un homme généreux et bienveillant, refusant de manière courtoise et très modeste qu'on lui offre quelques denrées que ce soit. Très régulièrement, sa bonté est mise en avant : « Il me répondit très généreusement qu'il n'accepterait rien de moi [...] », « Je veux vous y conduire par pure commisération [...] », …

Par ailleurs, ces faits sont très souvent détaillés. Nous savons donc qu'il a offert un confort aussi grand que possible à son hôte à bord de son bateau ainsi qu'au Brésil, où il lui propose de loger chez un homme bon, propriétaire d'une plantation ce qui pourra lui servir par la suite. Afin de l'aider à récupérer son argent laissé en Angleterre, il lui suggère de rédiger une procuration lui permettant de retirer l'argent, qu'il lui rapportera quand il pourra. Beaucoup d'hommes auraient ainsi demandé la même chose à Robinson pour mieux le voler. Mais cet homme est réellement bon et l'invite même à ne demander que la moitié de sa fortune afin de ne pas tout perdre s'il ne revenait pas. La reconnaissance de Robinson envers lui sera telle qu'il deviendra son héritier testamentaire, héritant de toute sa fortune, de ses plantations et tout autre bien (« […] je fis un testament formel, disposant de ma plantation et de mes effets, en cas de mort, et instituant mon légataire universel, le capitaine de vaisseau qui m'avait sauvé la vie [...] »). Dans la seconde partie de son roman, Defoe fera en sorte que le capitaine et Robinson se retrouvent. Le portugais, ayant grandement...

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Dissertation à propos de Robinson Crusoé