Sans Famille

par

L’univers enfantin

L’univers présenté par le récit a quelque chose de particulièrement enfantin du fait que l’histoire est racontée par Rémi lui-même. On suit donc ses aventures à travers ses yeux d’enfants posés sur le monde et les gens qu’il croise, qu’ils soient plus ou moins bons. Même s’il est confronté à des situations difficiles, sa vie demeure tout de même assez protégée pour qu’il puisse profiter de son enfance : il apprend à lire, a la liberté de jouer tout en travaillant, d’apprivoiser des animaux et de se lier d’amitié avec eux, ce dont rêvent beaucoup de petits garçons : « Je faisais la toilette des chiens, coiffant Dolce, habillant Zerbino, mettant un emplâtre sur l’œil de Capi pour qu’il pût jouer le rôle d’un vieux grognard ; enfin je forçais Joli-Cœur à endosser son habit de général. Mais c’était là la partie la plus difficile de ma tâche, car le singe, qui savait très bien que cette toilette était le prélude d’un travail pour lui, se défendait tant qu’il pouvait, et inventait les tours les plus drôles pour m’empêcher de l’habiller. Alors j’appelais Capi à mon aide, et par sa vigilance, par son instinct et sa finesse, il arrivait presque toujours à déjouer les malices du singe. »

Rémi va aussi avoir le temps de se lier d’amitié avec des enfants de son âge, avec qui il pourra s’émerveiller des petites choses propres aux découvertes l’enfance, et qui vont l’aider à supporter les difficultés. Ces difficultés rendent le petit garçon encore plus attachant et le lecteur ne peut...

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Dissertation à propos de Sans Famille