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La démarcation par Popper : le rejet de l'induction

Une des questions principales posées par Popper en philosophie est la démarcation entre ce qui relève de la métaphysique (science de l'être en tant qu'être, recherche et étude des premiers principes et des causes premières, connaissance rationnelle des réalités transcendantes et des choses en elles-mêmes.) et ce qui relève de la science. Popper se proposait de résoudre le problème de la réfutation de l'induction (en logique, c'est le genre de raisonnement qui se propose de chercher des lois générales à partir de l'observation de faits particuliers, sur une base probabiliste.), par le fait qu'il n'y a pas d'induction possible. Cette doctrine était notamment défendue par les philosophes positivistes du Cercle de Vienne, cercle dont faisait partie Popper aux côtés de Wittgenstein, Carnap ou encore Schlick, qui le considéraient comme l'opposant officiel à l'induction. Dans ce cercle de pensées, et ce à quoi la thèse de Popper s'opposait, l'idée est qu’il n'y avait que les énoncés qui sont vérifiables par des '' données des sens '' qui pouvaient avoir une signification utile pour la science, et partant pour la recherche et l'édiction de ce que les scientifiques appellent les '' lois universelles ''. Leur but était de pouvoir extirper de toutes les sciences la métaphysique qui selon eux n'y avait pas sa place. Pour retirer la métaphysique de la science, les positivistes de Vienne estimaient qu'il suffisait de vérifier cette loi dite universelle par la procédure inductive. Si elle était vérifiable ainsi, alors on pouvait en extirper toute considération métaphysique. En résumé, c'était cette vérifiabilité des '' lois universelles'', par l'induction en se fondant sur les ''énoncés singuliers '' qui représentait le critère de démarcation des positivistes.

Popper s'y opposait farouchement, l'induction qu'il appelait communément '' le problème de Hume '', ce dernier en ayant démontré les limites en premier serait basé sur du vide selon lui. Il rejette l'induction, estimant qu'aucune loi universelle scientifique n'a pu être édictée suite à l'induction. En effet, l'induction consiste à fonder des théories et des lois suite à l'observation de faits singuliers, additionnés en en retirant des statistiques et des probabilités. Popper affirmait que toute observation était précédée par une théorie menant déjà la réflexion et la méthode d'observation, '' pour le justifier, nous devrions pratiquer des inférences inductives et pour justifier ces dernières nous devrions assumer un principe inductif d’un ordre supérieur et ainsi de suite. La tentative visant à fonder le principe d’induction sur l’expertise échoue donc puisque celle-ci doit conduire à une régression à l’infini ''. Le fait d'additionner des centaines, des milliers d'observations ne suffit pas à fonder une loi universelle vraie en tout temps et en tout lieu, car toutes ces observations peuvent être contredites par une observation contraire unique, qui fausse la loi. Elles peuvent uniquement servir à fonder des moyennes, des tendances, mais pas des vérités absolues

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