Toute vie est résolution de problèmes

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Le travail sur les êtres vivants

Le travail de Popper, regroupé dans ce recueil de conférences, retraçant l'ensemble de sa carrière longue d'une cinquantaine d'année, a un temps porté sur la connaissance de la nature par l'Homme, comme on peut le retrouver dans un essai intitulée '' Questions autour de la connaissance de la nature ''. Popper va observer les animaux afin de dégager ce qui fait de l'Homme un animal à la nature propre, ainsi que la condition humaine et naturelle, nature dans laquelle il voyait l'assemblage de tous les éléments et êtres vivants ce qu'il appelait '' la plus merveilleuse harmonie de leur concert ''.

En observant l'ensemble du vivant, Popper retrouve la méthode élaborée et édictée par Albert Einstein, relativement simple en apparence, qui est de faire des essais, réussir, faire des erreurs, en tirer des leçons et évoluer afin de trouver la solution pour s'en sortir face au problème posé. C'est le but de la science pratiquée par l'homme, mais aussi celui de la vie de tous les êtres vivants : autant la faune que la flore, ils pratiquent des essais afin de trouver la solution face aux problèmes, comme l'évolution climatique, les incendies… ces êtres doivent ainsi évoluer et s'adapter à leur milieu, pour se perpétuer et donc prospérer. Dans le cas contraire, ils disparaissent, ce qui est arrivé à de nombreuses espèces.

Il admet ainsi que les animaux aient une réelle personnalité '' Certains animaux ont sans aucun doute une personnalité; ils possèdent quelque chose d'analogue à la fierté et à l'ambition, et ils apprennent à réagir à un nom ''. Popper reconnaît ainsi une personnalité, mais uniquement à certains animaux et semble restreindre cela que par analogie à certains comportements humains, que les observateurs ont pu reconnaître chez l'animal, tels que l'ambition ou la fierté, ce qui constitue pour l'Homme les fois où il tente d'être le meilleur, de se démarquer, d'être plus fort. Ceci se retrouve dans la volonté de l'animal de dominer, d'être un chef de meute chez les loups, par exemple.

Aucune réflexion ainsi n'est reconnue, mais une réaction, comme le fait de reconnaître une stimulation, un bruit, un nom et de se sentir concerné. L’animal n'a donc pas de réelle compréhension, il reconnaît certains éléments, mais n'a pas conscience de lui-même et ne retrouve son intérêt personnel que dans sa préservation. La réaction est donc plus mécanique, les sens étant liés plus à une réaction nerveuse et automatique qu'à un acte réfléchi. L'animal ne se pose ainsi pas en sujet lorsqu'il exprime une émotion et ne va pas se placer dans une stratégie ou une idée lorsqu'il agit. Il agit sans y penser.

Bien que supérieur à l'homme dans bien des domaines, comme l'endurance, la capacité à sauter haut, la force pure, y compris dans la sensibilité (odorat, ouïe, vision), l'animal n'a donc aucune capacité à se sentir et se reconnaître comme un être agissant. Il n'a pas la faculté de se donner un caractère ou un autre, il exprime quelque chose.

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