Trois Contes

par

Hérodias

Dans la citadelle de Machærous, à l'orient de la mer Morte, le tétrarque Hérode Antipas, accoudé à une balustrade, contemple les villes alentours et aperçoit les troupes du roi des Arabes dont il a répudié la fille pour s’unir à une de ses nièces Hérodias. Antipas attend les renforts des Romains et Vitellius, gouverneur de Syrie. Sous prétexte de son anniversaire, il a convié le jour même à un grand festin les chefs de ses troupes, les régisseurs de ses campagnes et les principaux de Galilée.

Jean-Baptiste – ou Iaokanann – est prisonnier depuis un mois dans son cachot. D’une part, Antipas déteste  les Juifs, et d’autre part, celui-ci s'oppose à la relation incestueuse qu'il entretient avec sa nièce Hérodias. Un Essénien, membre d'une secte juive, se présente à la citadelle. Hérodias le reconnaît, c'est Phanuel, qui souhaite voir Iaokanann et prévient Antipas que s'il opprime un envoyé des fils du Très-Haut, il sera châtié ; or Jean-Baptiste est l’un d’eux. Il réclame qu'il soit libéré en promettant la soumission des Esséniens aux rois. Antipas est tenté de céder à Phanuel mais pense à sa femme qui s'y oppose, ainsi qu'au bourreau Mannaëi.

Cependant, l'arrivée de Vitellius les interrompt ; il souhaite visiter les souterrains de la citadelle afin de voir les armements. Pensant avoir trouvé le fameux trésor du roi Hérode, il fait ouvrir la fosse où est retenu Jean-Baptiste. Hérodias entend un soupir de Iaokanann et les rejoint. Jean-Baptiste blâme à nouveau la relation...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Hérodias >

Dissertation à propos de Trois Contes