Volpone

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Volpone

Volpone: il est qualifié de Magnifico, c'est à dire un homme généreux, ce qui a dans la pièce un sens très ironique. Dans le bestiaire que sont les personnages, il est un renard (volpe : le renard ; volpone : rusé). Il est très riche, et voue à ses richesses un amour sans limite :

 

« Salut à toi, le jour ; et puis à toi, mon or ! »

(…)

« Salut, âme du monde, qui es aussi la mienne. »

 

            Cette fortune, il ne l'a pas acquise en travaillant. Il est riche, voilà tout, et sa richesse semble inépuisable. Et il en profite de façon égoïste. Il n'est pas dupe une seconde du jeu de ses clients, qu'il estime à leur juste valeur :

 

«  Voilà mes clients

Qui commencent leurs visites : vautour, milan,

Corbeau, charognard, tous mes oiseaux de proie

Qui me croient bientôt cadavre, voilà qu'ils débarquent tous. »

 

            A la fin de la pièce, il faut son intervention pour que les juges comprennent enfin ce dont il retourne ; il agit comme un deus ex machina et un avocatore qui peut s'exclamer :

 

« Le nœud est maintenant dénoué, par miracle ! »

 

            Ce personnage est totalement négatif et est puni à la fin de la pièce : il perd sa fortune «et n'échappe au fouet et aux galères que grâce à sa condition de gentilhomme. Il est lourdement condamné :

 

« Tu resteras en prison, immobilisé par les fers »

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