Tamango

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  • Publié le : 2 janvier 2011
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Tamango

Tamango (1829) est une nouvelle de Prosper Mérimée.

C'est une nouvelle tragique (fable cruelle) .

Thème : C'est un véritable réquisitoire contre l'esclavage.

Bref résumé :
Tamango est un Noir qui vend des êtres humains aux marchands d'esclaves contre de l'alcool, du sucre et de l'argent.
Un jour sous l'effet de la colère, et surtout de l'alcool, il livre sa femme. Lelendemain, il comprend son erreur : fou de douleur, il tente de rattraper le navire sur lequel elle est embarquée. Lorsqu'il y parvient il tombe entre les mains du capitaine Ledoux qui le réduit à l'esclavage.
Tamango est dans la même situation que ceux qu'il vendait sans pitié. Vers la fin de la traversée, les noirs se rebellent contre l'équipage mené par Tamango, et tuent tous les hommes blancs. Suiteà une fausse manœuvre, beaucoup sont tués. Voyant que ce meneur improvisé ne peut les ramener en Afrique, les noirs sont désemparés. Tous meurent, sauf Tamango qui est sauvé à temps par un navire Anglais en partance pour Kingston. Arrivé à destination, il travaille pour l'Etat puis se fait engager comme musicien. Tamango meurt d'une inflammation de la poitrine sans doute à cause de son alcoolismedémesuré.

Personnages importants :

Le capitaine Ledoux: (C'est le capitaine du bateau L'Espérence). Le capitaine Ledoux était un bon marin. Il avait commencé simple matelot, puis devint aide timonier. A la bataille de Trafalgar, il eut la main gauche fracassée par un éclat de bois; il fut amputé et congédié ensuite avec de bons certificats. Le repos ne lui convenait guère et l'occasion dese rembarquer se présentant, il servit en qualité de second lieutenant à bord d'un corsaire.
La femme de Tamango: On ne sait pas grand chose d'elle mais elle n'y est pour rien dans sa mésaventure.
Les esclaves : ils sont (50) embarqués avec Tamango a bort de l'Espérence et quelques-uns le reconnaissent.

Passages forts :
''Plus le Français buvait, plus il réduisait ses offres, plus l'Africainbuvait, plus il cédait de ses prétentions.'' C'est horrible il parle d'homme comme des objets que l'on peut vendre.
''De mauvaises cotonnades, de la poudre, des pierres à feu, trois barriques d'eau-de-vie, cinquante fusils mal raccommodés furent donnés en échange de cent soixante esclaves.'' et en plus pour des pacotilles et contre 60 âmes !!

''Tamango, qui ne savait que faire de ce rebut,offrit au capitaine de les lui vendre pour une bouteille d'eau-de-vie la pièce. L'offre était séduisante. Ledoux se souvint qu'à la représentation des Vêpres siciliennes à Nantes, il avait vu bon nombre de gens gros et gras entrer dans un parterre déjà plein, et parvenir cependant à s'y asseoir, en vertu de la compressibilité des corps humains. Il prit les vingt plus sveltes des trente esclaves.Alors Tamango ne demanda plus qu'un verre d'eau-de-vie pour chacun des dix restants. Ledoux réfléchit que les enfants ne paient et n'occupent qu'une demi-place dans les voitures publiques. Il prit donc trois enfants; mais il déclara qu'il ne voulait plus se charger d'un seul Noir. Tamango, voyant qu'il lui restait encore sept esclaves sur les bras, saisit son fusil et coucha en joue une femme quivenait la première : c'était la mère des trois enfants.

“ Achète, dit-il au Blanc, ou je la tue ; un petit verre d'eau-de-vie ou je tire.''
Il joue avec la vie des êtres humains comme avec de vulgaires objets et menace de les tuer pour qu'on lui achète sa ''marchandise ''. Quel monstre, le pire c'est qu'a la fin il la tue.

Tamango, que l'eau-de-vie avait rendu furieux, ne se posséda plus envoyant qu'on s'opposait à ses volontés.

Il frappa rudement sa femme de la crosse de son fusil ; puis se tournant vers Ledoux :

“ Tiens, dit-il, je te donne cette femme. ”
Sous l'emprise de l'alcool il est prêt a donner sa femme, et elle part pour la mort et celle de son mari.

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