Le vieil homme et la mer

par

Santiago

Protagoniste du roman, Santiago est un pêcheur cubain, veuf, homme âgé au corps marqué par une vie de dur labeur : « Le vieil homme était maigre et sec, avec des rides comme des coups de couteau sur la nuque. Les taches brunes de cet inoffensif cancer de la peau que cause la réverbération du soleil sur la mer des Tropiques marquait ses joues ; elle couvraient presque entièrement les deux côtés de son visage ; ses mains portaient les entailles profondes que font les filins au bout desquels se débattent les lourds poissons. » Il est vieux, mais fort : ses épaules sont « puissantes, en dépit de la vieillesse, le cou aussi conservait de la force ». Le long combat qu'il mène contre le marlin dans la deuxième partie du roman indique sa stupéfiante résistance à la souffrance et son endurance peu commune. Pour preuve, durant les trois jours et deux nuits que dure son épopée en mer, le vieux pêcheur ne boit que l'eau d'une seule bouteille. Comme seule nourriture, il mange la chair crue d'une dorade, d'un petit thon bonito, et de deux petits poissons volants. À la lecture de ces menus, le lecteur sentira sans doute son estomac se révulser à l'idée de manger ainsi de la chair de poisson crue. Pour sa part, Santiago n'a qu'un regret : ne pas avoir de sel ni de citron pour accompagner son repas.

Autrefois, il était Santiago el campeon, le champion, qui naviguait au large des côtes d'Afrique où, la nuit venue, il contemplait les lions sur la plage. Il était ce jeune homme qui avait vaincu au bras de fer le plus fort des marins...

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Dissertation à propos de Le vieil homme et la mer