Aurélia

par

Présentation

Notre corpus est le résultat d’une sorte de juxtaposition d’événements savamment orchestrée par l’auteur. Gérard de Nerval nous raconte ici un rêve éveillé, une histoire d’amour ; son histoire d’amour. Par sa faute, l’auteur voit sa dulcinée s’éloigner de lui. Elle s’en va sans lui donner le pardon pour lequel il languit. Ce départ si soudain le plonge dans une douleur qui frise la folie. Prisonnier de l’amour qu’il porte à sa dulcinée, il n’arrive pas à tourner la page et comme dans un élan de survie, ou pour la recherche d’une consolation, il décide de partir à la conquête du monde. Ce sonnet semble narrer la vie de l’auteur, sujet aux crises existentielles causées par l’amour. Le prénom de sa chère et tendre « Aurélia » constitue le titre de cette poésie pure et poignante. Seulement, ce qui semblait être une échappatoire ; cette conquête du monde, ce départ vers l’inconnu, le plonge dans une démence totale. Il semble vivre dans un univers fictif, produit de son imagination. Languissant, enfermé dans un amour perdu, il finit par être emprisonné ; d’abord dans une prison, puis dans la cellule capitonnée d’un hôpital psychiatrique, car il est sujet à des crises délirantes et à des hallucinations.

Il apprend soudain une bien triste nouvelle : le décès de sa dulcinée. Cette nouvelle le plonge dans un immense désespoir car elle s’en est allée sans lui permettre d’expier sa faute, ou lui donner l’opportunité de lui demander pardon. Ce départ définitif condamne l’amoureux transi à l’errance. Sa culpabilité le pousse même à se juger indigne de mourir, car la mort lui permettrait de la...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Présentation >

Dissertation à propos de Aurélia