Aurélia

par

Première partie

Lucide, lenarrateur cherche à décrire sa propre folie. Il paraît dès le départ ne plusdistinguer les frontières entre ce qui est réel et ce qui est imaginaire. On apprendque la femme qu’il aimait, Aurélia, est morte et que cette mort le hante. Il opèrealors un retour en arrière pour raconter les prémisses de son histoire avec elle.

            À partir duchapitre III commence ce que le narrateur appelle « l’épanchementdu songe dans la vie réelle ». Son entourage s’inquiète de plus en pluspour lui et il est interné dans une maison de santé. Le narrateur décrit quelques-unesde ses hallucinations, qu’il essaie vainement de décrypter, notamment enpassant par les outils de la psychanalyse. D’abord, le narrateur a l’impressiond’être dans une maison allemande, près du Rhin ; ensuite il croitdéambuler dans les rues d’une cité qu’il n’arrive pas à identifier ; enfin, ilse retrouve chez son oncle, dans un village nommé Montefontaine. Le narrateur croitcomprendre, en analysant ses rêves, que les images qui les peuplent signifientque rien ne se termine dans notre monde et qu’en outre un refuge existe pourles espoirs déçus et les illusions perdues. C’est à ce stade qu’il apprend lamort d’Aurélia qu’aussitôt il divinise.

            Après ce court moment de répitterre-à-terre, le narrateur retourne à ses hallucinations. Il voit sortir denulle part un être fantomatique qui lui ressemble, comme le reflet d’un miroirdéformé. Il prend peur, car il pense que cet être veut lui retirer Aurélia. Lorsqu’ilretourne à la lucidité, le narrateur a un élan de panique qui engendre un grandmoment d’affolement général dans la maison de santé. Le narrateur est dans unétat de confusion totale et ne sait plus à quoi se fier. Il craint que l’êtrefantomatique ne soit venu pour lui infliger une punition et lui faire payer safaçon extrême d’aimer Aurélia.

            

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