Aurélia

par

La religion

La religion est surtout présente dans le segment conclusif de l’ouvrage, et représentée principalement par le christianisme : « Marie reine des cieux ! C’est à toi qu'ils s'adressent pieusement. Cette mélodie rustique a frappé l'oreille des corybantes. Ils sortent, en chantant à leur tour, des grottes secrètes où l'Amour leur fit des abris. - Hosannah ! Paix à la terre et gloire aux cieux ! […] O Mort ! Où est ta victoire, puisque le Messie vainqueur chevauchait entre nous deux ? »

La religion dans notre corpus implique diverses croyances. Grâce à elle l’auteur a vaincu la mort et obtenu le pardon de sa chère et tendre : « Oh Que ma grande amie est belle ! Elle est si grande, qu’elle pardonne au monde, et si bonne, qu’elle m’a pardonné. » De Nerval compare l’obtention du pardon à la naissance du Christ et se compare lui-même à la brebis égarée qui a obtenu l’absolution : « Le ciel s’est ouvert dans toute sa gloire, et j’y ai lu le mot pardon signé du sang de Jésus-Christ » C’est la rédemption. L’auteur revit et invite au banquet les divinités scandinaves, nordiques, moldaves, russes, gréco-romaines : Odin, Thor, Walkyries, Adonis etc. Il est donc certain à présent que l’issue n’était pas le rêve mais bien la foi : « La certitude de l’immortalité et de la coexistence de toutes les personnes que j'avais aimées m'était arrivée matériellement, pour ainsi dire, et je bénissais l'âme fraternelle qui, du sein du désespoir, m'avait fait rentrer dans les voies lumineuses de la religion. » 

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Dissertation à propos de Aurélia