Aurélia

par

Le rêve comme thérapie

Le rêve, qui lui permet de s’échapper de la réalité douloureuse, pourrait constituer la thérapie ultime. Il ne trouve aucun réconfort dans la réalité fortement empreinte du départ d’Aurélia. Ne pouvant pas supporter cette absence, l’auteur imagine une série d’événements qui pourraient l’apaiser : « Et je ne sais pourquoi je me sers de ce terme maladie, car jamais, quant à ce qui est de moi-même, je ne me suis senti mieux portant. Parfois, je croyais ma force et mon activité doublées ; il me semblait tout savoir, tout comprendre ; l'imagination m'apportait des délices infinies.» Son imagination pourrait être l’issue salvatrice tant recherchée. Seulement, ce rejet de la réalité le plonge dans la folie. En effet, en rejetant la réalité, en se réfugiant dans son imagination et surtout en la tenant pour réalité, il finit par être rattrapé par les méandres d’une telle approche et par sombrer dans la folie. Cet état lui vaut d’être admis dans un centre de santé où le docteur Esprit Blanche prend soin de lui. Ce qui lui vaudra son admission en cellule capitonnée, c’est la confusion sur l’identité de ses amis. En effet, il prend deux visiteurs venus assister son voisin de cachot pour ses amis : « Un instant je vis près de moi deux de mes amis qui me réclamaient, les soldats me désignèrent ; puis la porte s'ouvrit et quelqu'un de ma taille, dont je ne voyais pas la figure, sortit avec mes amis que je rappelais en vain. Mais on se trompe! M’écriais-je, c'est moi qu'ils sont venus chercher et c'est un autre qui sort ! Je fis tant de bruit que l'on me mit au cachot. J'y restai plusieurs heures dans une sorte d'abrutissement ; enfin, les deux amis que j'avais cru voir...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Le rêve comme thérapie >

Dissertation à propos de Aurélia