Aurore

par

Friedrich Nietzsche

Chronologie

 

1844 : Friedrich Nietzsche naît à Röcken en Prusse, près de Leipzig, dans une famille de pasteurs luthériens. Son père, pasteur évangélique, meurt peu avant ses quatre ans. Jeune il compose au piano, écrit de la poésie, a une activité théâtrale. Son goût pour la musique est tel qu’il souhaitera un temps devenir musicien, ce dont le dissuadera sa mère. En 1858, ses brillants résultats scolaires lui valent d’entamer ses études secondaires classiques au prestigieux collège de Pforta, avec une bourse du roi ; il obtient son baccalauréat en 1864. Ses études sont marquées par une grande soif de connaissances ; il éprouve quelques difficultés dans ses choix d’orientation, en raison de la variété de ses attirances. Alors qu’il souhaitait un temps devenir pasteur, sa foi s’affaiblit progressivement.

 1864 : Nietzsche commence à étudier la philologie grecque à l’université de Bonn. Il souffre de solitude, fait néanmoins la rencontre du professeur helléniste et latiniste F. W. Ritschl, qui sera pour lui un soutien. La lecture de Schopenhauer, qu’il découvre à Leipzig où il a suivi Ritschl, est déterminante dans le déploiement de sa pensée. Il fait aussi la connaissance de Richard Wagner et s’enthousiasme pour sa musique. Ses premières publications sont des études philologiques.

1869 : Il devient professeur de philologie classique à l’université de Bâle. Pendant ses années de professorat, il s’intéresse beaucoup à l’Antiquité grecque, et particulièrement aux présocratiques, Héraclite et Empédocle au premier chef. Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, il s’engage comme infirmier. Des troubles de santé apparaissent, qui ne feront que s’accentuer.

1872 : Nietzsche publie sa première œuvre majeure, La Naissance de la tragédie (cf. ci-dessous), œuvre polémique qui lui met tous les philologues à dos, mis à part son ami Erwin Rohde. Wagner le soutient également.

1873 : La publication des Considérations inactuelles (cf. ci-dessous) commence. Nietzsche fait la connaissance de Paul Rée, avec qui il s’entretient beaucoup de morale, et qui le poussera à s’affranchir de Wagner et de Schopenhauer à travers la lecture des moralistes français. En 1875 il rencontre Heinrich...

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Dissertation à propos de Aurore