Aurore

par

L‘originalité de la thèse

Nietzsche fait preuve dans la réflexion menée dans Aurore d’une totale innovation, d’une complète remise en question des cheminements de son raisonnement par rapport à la thèse moraliste qu’il défendait auparavant, dans, par exemple, son ouvrage Humain, trop humain. Sa théorie quant aux origines de la morale se fait totalement neuve et prend le contrepied total de la précédente. En effet, il oppose dans sa réflexion tradition à instinct, comportement mû par l’habitude à capacités innées.

Rappelons quelle était la théorie principale de Nietzsche antérieure à la rédaction d’Aurore. Selon lui, l’obligation de l’homme envers la morale était mue par plusieurs composantes majeures : la tradition, l’habitude et le pouvoir de l’ancienneté de celles-ci. En effet, selon lui, la morale est constituée de règles préétablies que l’homme, par habitude, va suivre. Plus la tradition aura fortement marqué ces habitudes comme étant « morales », plus l’homme se jugera moral en les suivant. Ainsi, la moralité ne viendrait pas de la nature humaine elle-même mais d’une prise d’habitude, de l’adoption répétée de mœurs et de rituels qui désignerait des principes comme « moraux », selon l’adage bien souvent répété de « ce qui se fait » ou « ce qui ne se fait pas » : « 

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Dissertation à propos de Aurore